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mardi 5 février 2019

(In)Certitude

Dans l’écueil de la solitude
Tu effeuilles mes certitudes
Comme nos corps jadis
Dévêtus de leur turpitude

Les murs font sombres échos
Des murmures jadis si beaux
Ces accords de nos corps
Dévêtus de leur cachot

Se meurt de lassitude la nuit
Des échos que je fuis
Un jour certitude, pour toujours oublie

Se dévêtit à son tour la vie


mercredi 21 mars 2018

Électron libre

Il me targue de vivre 
Je tangue dans les eaux du jour
Électron libre dans le vide humain 
Je plume l’émoi d’encre d’ennui

Il me targue de vivre
Dans cette langue aux mots de jour 
Électron libre sans chemin
J’écume les mères que je lit

Il me targue de vivre
Cette lente eau sans jour
Électron libre filant les demains 
Que je fûmes l’encens de nuit

Il me targue de vivre 
Sans Exsangues maux de jour
Électron libre jusqu’à la fin

Posthume, je serai d’oublie 


mercredi 7 février 2018

Neige de nuit

Perdu dans le vent de l’ennuie
Au passé diffus de nuits
Ce rêve interrompu
Peine au sang déchu
Au matin enneigé
De notre chemin effacé
Balayées congères
D’une main de revers
Je n'oublie que la feuille
De cette saison de deuil
Sous la neige blanche
De tes mémorables hanches


mardi 30 août 2016

De la mer au moulin

Un autre ruisseau qui s'efface dans la fertile terre 
Chaque pas vers la mer 
Est balayé du souffle du destin 
Tout disparait sans dessein

La vie tourne son moulin sous le vent du présent emportant les rêves et les espoirs d'un demain sans histoire, moulant le blé d'une moisson qui ne se récolte plus, laissée dans un champs aride et sans pluie, où même le soleil ne brille qu'indirectement et que le souffle ne chante que pour les fleurs et les arbres distants, réduisant au silence le buisson esseulé dans une forêt de quatre murs.


vendredi 30 octobre 2015

Rendez-vous manqué

C’est le souffle qui étouffe
De ce bonheur qui m’engouffre
On ne te voit, ni te touche
Mais sur nous, tu souffles

Ce plan, ce dessein, de nos mains
Les efforts de traits de crayons
Une vie d’active construction
Avec l’amour des lendemains


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Une feuille qui vole dans le vent
Seule et légère, de couleurs fauves
Tombe au sol, anonyme au temps
Invisible, trop lourde, se sauve

Le rêve au loin, souffle disparaissant
Souffle chanson qui s’essoufle
Au loin, au loin, il s’évapore
Au loin, si loin, il s’éteint


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


À porter de main, écriture sur parchemins
Une histoire aux cursives dérisoires
L’espace d’une fenêtre, lumière infuse de l’être
Derrière les rideaux, ombres diffuses en lambeaux

Devenir ce qui n’est, être ce qui pourrait
Apparences présentaient, aux sentiments, ressentais
Délicieux goût du rêve, soufflé de la grève
Roulant sur la page, de sable, égratigné et de passage


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Nos rêves de vie sont des dessins à la plume de plomb
Sur une plage caressée de vagues de fond
Ils apparaissent en châteaux phares, points forts
Et s’effacent subtilement, coulant au loin, malgré les efforts


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt ce petit train
Un horizon sans fin
Un mirage … vain






Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


samedi 24 octobre 2015

Hush

I miss you so much
My life has no meaning
My head unresting
These memories and such
I miss seeing you blush
My eyes closed unsleeping
My days dreaming
These memories dont flush
I miss that first crush
My heart slowly reviving
My road a sense finding
These memories so lush
I miss ...
I've missed ...
I'll miss ...
In a swollen rush
Away life is sliping
Away you are flowering
Apart forever ... hush
Hush ...


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 14 août 2015

Ne pouvoir poser mes mots sur tes lèvres
De ces baisées tant aimés
Ne reste que l'encre de cette fièvre
Libéré sur la feuille de nous vidée


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 2 septembre 2014

La basse ville

J'aimerais tant retourner sur les premiers pas, ceux qui ont foulé les vieilles briques dans l'innocence de la découverte sans hypothèse, ceux qui résonnèrent leur plaisir de découverte. Retrouver l'amusement du sourire sincère, sans voile des attentes, sans nuage des intempéries. Des pas sur la ville, sous les chaleureux réverbères jaunes d'un automne pourtant froid. Des pas dans les allées d'artistes, où peintures et chants font écho à l'unisson, ces pas de nuit. Ces regards d'enfants-adultes à peine sages, dans le plaisir de la création. L'espace d'un moment, humidité d'un après pluie, humidité d'une rosée d'octobre, humidité d'une gêne qui frissonne la découverte, l'espace de ce moment, dans cette bulle d'eau, flottaison d'êtres vus entre la vie et la vie, l'avis et l'amie. Nager de nouveau dans ce plaisir aux bas des marches où passants profitent du cliché de cette rencontre, immortalisent cette bulle dans un souvenir qui plus jamais ne sera.

J'aimerais tant revivre ces pas, ces premiers. Ces premiers qui devinrent trop vite des pas lourds. Des pas dans un sable se mouvant sous le poids pourtant léger du bonheur, desseins sous-jacents qui font perdre leurs pieds et crèvent la bulle d'eau.

J'aimerais tant m'enivrer de ce parfum de fleur, celle qui a foulé les vieilles rides dans l'innocence de la découverte sans hypothèse. L'eau de pluie, autrefois en rigolade entre les pierres du sol, maintenant en larmoiements sur le coeur de pierre. Le mélange de ce parfum avec le souffle du rire, ce parfois mêlé de ce par accident.  Ces regards humant la création stimulante au rythme des tambours piétinés dans les allées d'une ville basse, mais pourtant illuminée.

J'aimerais vous retrouver, pas et briques, parfum et bulle, allées et regards. Quand le autrefois prend la place des parfois, les souvenirs s'agrippent aux regards de l'émoi.

J'aimerais tant remarcher ces pas…

J'aimerais tant …

J'aimais temps …


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


dimanche 13 juillet 2014

Obsession

L'obsession est le couteau qui transperce l'inspiration; 
Recouvre du voile noir de la nuit l'astre qui y perd sa raison. 
Les images tatouées, marques du temps et des saisons, 
Ne s'estompent et peignent de silence cette vide maison.

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


samedi 12 juillet 2014

Rémanence

Se réveiller dans un souvenir
Mur qui frappe comme pour me punir
Alors que je pourrais sentir
Sur moi la chaleur de ton désir
Etreinte étroite que je ne 'cuisse' fuir
Alors que sur mon lobe ton soupir
S'apaise de ses doux plaisirs
Souvenir
Pâtir
Partir
Dormir
Se lever, pour mieux revenir
Te trouver dans la nuit, s'y enfuir
Se réveiller dans ce souvenir
Mur qui revient, fidèle, pour me punir
Au son de ce chant que je respire
Étreinte souffrante sans déplaisir
Alors que sur mon oreille ne s'y trouve qu'un souvenir.

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 11 juillet 2014

Le miroir poignard

Savoir un désir interdit
La souffrante dune chaude
Quand la mort te saisi
Le regard d'émeraude
Étincelle d'un reflet fortuit
Mon jour est nuit
Et je patauge
Entre ces fuyantes envies.

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 17 janvier 2014

Raz de marée


Pourrais-je me mouvoir en une tempête de pensées, où l'absence n'est présente que dans un oublie dans l'action ?

La présence qui se ressent malgré l'absence, comme un vent qu'on ne peut voir, menant son parfum dans les recoins invisibles mais Ô si présent !

Les images sont navires perdus dans leur bouteille à la mer, au gré d'une vague brouillonne, aux tourbillons inattendus. Des images sensibles, fragiles dans leur immortalité; au parfum d'un océan turquoise. Toutes voiles déployées pour capter un souffle d'avenir, un souffle de bouteille au chant du large qui trouve son port.

Est-ce que l'érotisme d'une plage ne se ressent qu'avec un navire libre au vent ? L'érotisme me quitte, sablé que je suis sur cette plage déserte; la soif qui quitte le verre, ne laissant que le glacial vide d'un coquillage muet.

Le bien-être de la liberté; la prison de l'isolement. 
Le bien-être de la plume; la prison de l'encre. 
Le bien-être de l'érotisme; la prison de la distance.
Le bien-être du corps; la prison de la proximité.
Le bien-être du soi; la prison de l'égo.
Le bien-être de la prison; la prison du bien-être !

Je voyage dans le doute. Je voyage dans les contradictions.

On me demande si je pense. Je panse ...



Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


jeudi 16 janvier 2014

Pluie matinale

Les matins de l'ennui
Sur les cheveux gris de la pluie
Ruissellent sur le temps qui fuit
En une danse infinie
Qu'on voudrait garder au lit.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 15 octobre 2013

Les ailes d'Abigaëlle


"En cette journée de sensibilisation au deuil périnatal, je dédie ce message d'espoir à tous les parents esseulés et dans la peine de la perte d'un joyaux... "


Le temps qui s'écoule comme le vent contre un moulin
Sans compter ses pas, le sourire de la vie sans fin
On voit apparaitre un rayon de lumière, caresse des yeux
On sent le souffle de ce parfum des cieux.

ce qui vole
  ne s'y colle
puis s'envole
  et rend folle

On compte les espaces, vides sidéraux, qui s'égrènent
Les tripes s'accrochent aux poumons des demains sans peine
Un parfum, une fleur qui fane, une pluie sans eau
Le torrent des stupeurs qui saisi notre oiseau

ce qui vole
  nous colle
puis s'envole
  avec Éole

Le vide qui se cri dans un souffle éteint, arrêt du moulin
Jamais ce temps ne sera compté, jamais ne sera fin
On rêve de cette lumière, marque de feu dans nos yeux
Sans toucher, sans humer, ce parfum des cieux.

ce qui vola
  se voila
et que voilà
  au-delà

La trace de la moisson de notre coeur batera sur nos plaies
Le pain de notre avenir, moulu de nos espoirs, était
Mais le doux vent soufflera des plaines sur le moulin
Et on sentira son souffle et son parfum moudre sans fin.

En mémoire à toi, à elle, à lui, à vous tous parties 
Dans un bruissement d'ailes, en souvenir d'un paradis.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 27 août 2013

Voile de beauté

Sa beauté reflète la douceur d'une fleur
La caresse d'un doux vent cajoleur
Le souffle chaud d'une légère moiteur.

Sa beauté empreigne le regard captif
La mémoire, d'aucune manière, ne résiste
La vision aveuglée par ce doux artifice.

Son regard miroite le touché caressant
Le foudroyant soleil jaune et énergisant
L'océan calme et froid des réminiscences.

Mon âme voyage dans les contrés oubliées
Lorsqu'effacée est ton visage ainsi présenté
L'espace d'un moment trop vite passé.

Mon coeur chavire sur l'océan du souvenir
S'y perd dans le naufrage de son navire
Dû aux tourments que la vie conspire.

Vaudelaire
Poète des pauvres et pôvre pouète

lundi 26 août 2013

Doux "Allô"

Entendre le son de sa voix
Comme un chant des carillons 
Qui résonnent dans ma nuit
Et frissonnent mon insomnie

Mémoire du chant de douceur
De son "Allô" enchanteur 
Qui illumine ma nuit 
Et culmine mon insomnie. 


Le tranchant de sa froidure
Qui blesse ma vision d'elle
Qui provoque la nuit
Malgré l'insondable insomnie 


Son chant est malgré proie
Plus puissant que les clochers
Apaisant mes nuits
Souhaitant endormir cette insomnie. 


Vaudelaire
Poète des pauvres et pôvre pouète

dimanche 25 août 2013

Isolement

Ma plume est un livre fermé
S'y étouffent les mots
À défaut d'être consommés.

Dans l'oubli isolé
Se camouflent les mots
À défaut d'être partagés.

Sur les pages déchirées
Disparaissent les mots
À défaut d'être imprimés.

Tant d'images, tant de sages
Douleurs du loin, douleur du moins
Le couteau d'un rein, n'est plus rien
Quand la mémoire saigne que tu peignes.

Ma couverture, de toi en reliure
J'étouffe mes mots
Par défaut, par censure.

Disparu, comme une souillure
Je camoufle mes mots
Par défaut, sous des rayures.

Ma plume en écaillures
Disparu sans mes mots
À défaut d'une balayure.

Tant d'images, tant de pages
Douleurs de loin, si seulement au moins...
Le couteau de tes reins contre les miens
Ma mémoire saigne ...

Que je sois maintenant rien ...

Vaudelaire
Poète des pauvres et pôvre pouète

Le silence est ...

La douleur d'être témoin dans le silence est aussi flagellante que l'ignorance.

Vaudelaire
Poète des pauvres et pôvre pouète

Un océan de paix ... ou de troubles

La vie est souvent tel un miroir d'eau où seul notre reflet nous incombe. Et bien qu'il pourrait être agrémenté d'agréable voiliers, on leur épargne des naufrages et des coques brisés. Car c'est alors que le miroir devient trouble avec une mousson renversante, d'une main imprévue, bien qu'ingénue, sur le flanc d'une rive embrochée.

On doit se regarder dans ce miroir, y voir le fond de notre océan, y ratisser la vie qui s'y cache, y boire notre histoire. 

Vaudelaire
Poète des pauvres et pôvre pouète