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jeudi 21 décembre 2017

Amants de la rivière

Sur l'hôtel de la nature
S’y goûtent les feuilles de ton plaisir
Où se pointent les seins du désir 

Ta peau de porcelaine, lumière nocturne
Joyaux de la mer comme des îles 
Encore vierge des tempêtes ivres

Ces monts d’ensorcellements
Aux ondulations de corps, sont bouées dansantes
Comme, sous ton chant, les vagues haletantes

Cascade de moults diamants effleurants
De feu et glace se deshabille la rivière
Pour chaleureux amants, en frisson d’hiver

De touchers, moites sont les entrailles 
Où, leurs ailes, ouvrent les feuilles 
Pour voler par-delà les 7 merveilles 



mardi 19 décembre 2017

Frissons de fleur

Contraste de la douceur 
  aux angles sévères de la nature
Une nature libre et fragile 
versus l'immobilité du temps
Une fleur parfumée de volonté 
s'opposant aux intempéries de l'inconnu gris

La beauté dans la nature qui regarde sa fougue se plonger dans les eaux froides de la liberté, sans attache, que ses propres doigts. 

Ton chemin de pétales tu étales
Nous sommes, sur tes flots, sans mots
Les courbes de ces vagues, enivrent, divaguent
En pirate, tu rames tes flammes

La beauté au regard du large, phare plongé dans les vents et les marées, Mahée de liberté, sans attache, que sa propre foi.

Le temps tressé en cheveux
aux angles de passion de feu
Sur l’épaule s’y repose
l’immobilité du temps
Aux fleurs de ta féminité
bercées de l’inconnu gris




Crédits photo
Modele : Mahée Blais-Bernatchez
Jeune femme qui va relever le défi de traverser l'Atlantique à la rame en équipe, de continent à continent, de la terre ferme à la terre ferme. (Détails ici)
Photographe : Eric Daoust

Expert photographe de Noir & blanc

vendredi 20 janvier 2017

Lac des souvenirs

Silhouettes sur le voile du matin
Lumière qui habille les pensées
Êtres couettes aux frôlantes mains
Voir nous embrasser l’idée
Des souvenirs sans fin

Cou du jour, de grâce faite
Épousant le rayon levant
Immobile silhouette
Porte chaleur au coeur rêvant
De souvenirs inertes

Comment frôler ses joues
D’éternel porcelaine
Qu’en fléchissant le genou
Devant sa rayonnante reine
Pour les souvenirs fous 

Fléchir le mur de fumé
Ces rêves ainsi consumés
Le plier de volonté
Afin de pénétrer
Ses souvenirs occultés

Sur ce parchemin
Marcher les silhouettes
Et par ce chemin
La lumière découverte

Vaudelaire  - poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 30 août 2016

De la mer au moulin

Un autre ruisseau qui s'efface dans la fertile terre 
Chaque pas vers la mer 
Est balayé du souffle du destin 
Tout disparait sans dessein

La vie tourne son moulin sous le vent du présent emportant les rêves et les espoirs d'un demain sans histoire, moulant le blé d'une moisson qui ne se récolte plus, laissée dans un champs aride et sans pluie, où même le soleil ne brille qu'indirectement et que le souffle ne chante que pour les fleurs et les arbres distants, réduisant au silence le buisson esseulé dans une forêt de quatre murs.


lundi 6 juin 2016

Les matins perdus

Ce matin là, dans la valse valise des mémoires inscrites, ces touchés de peau transcrite, le coup de langue sans mot, nous étions le réveil. Pores glissant sur terrain humide comme rivière d'été, sillonnent les recoins de nos natures pour se toucher l'avenir. Le cri des feuilles frémissantes d'émoi au vent matinal, bruissement d'un drap d'herbes, parfumé de passion, enivre l'odorat de la faim. Comme un microsillon, se lire le relief du bout d'un doigt, danser la ronde voix, forte et profonde, des plaisirs des pressions exprimées. Prendre l'éternelle place des images gravées, mariées au sexe de l'univers, une beauté étoilée, une voie marché, couru ... perdu.


dimanche 24 avril 2016

Arc-en-ciel

Habillé de lumière
Ces parfums de paupières
Caresses de plaisirs offerts
Enivrée du corps
Baignée de l’amphore
D’une saison en son for
Intérieur de l’être
Lumineux de lettres
Fleuries de cette fête

Habillé de lumière
Rivière à paupières
Caresse feutrière
Enveloppant raison
D’un vêtement saison
Et coule une chanson
Béa de mots
Moment si beau

Fleurie le Sol en clé de Do


Crédit Photo: Kseniya Filtschew https://500px.com/photo/1127691/daniela-by-edelique

mardi 5 avril 2016

Between closeness

The river of intention flowing across this infinite space, as emptiness between millions of stars burning the black night into an immortal fire.
This space sensed, not seen, compressed, not eliminated. Down this hole we both fall as shooting stars across a burning sky.
A touch flowing in a diamond river, a kiss burning the forest down under, rising its nature to the Moon, crying for the wolf to end this twisting winds of words laid on fall leaves dressing this bed of fire.

Poète des pauvres et pôvre pouète