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mardi 5 février 2019

(In)Certitude

Dans l’écueil de la solitude
Tu effeuilles mes certitudes
Comme nos corps jadis
Dévêtus de leur turpitude

Les murs font sombres échos
Des murmures jadis si beaux
Ces accords de nos corps
Dévêtus de leur cachot

Se meurt de lassitude la nuit
Des échos que je fuis
Un jour certitude, pour toujours oublie

Se dévêtit à son tour la vie


mercredi 7 février 2018

Neige de nuit

Perdu dans le vent de l’ennuie
Au passé diffus de nuits
Ce rêve interrompu
Peine au sang déchu
Au matin enneigé
De notre chemin effacé
Balayées congères
D’une main de revers
Je n'oublie que la feuille
De cette saison de deuil
Sous la neige blanche
De tes mémorables hanches


dimanche 13 août 2017

Wasteland


Reading the words of past
Your present thrown in thy face
My eyes filled with tears of dust
Striving in this ocean of sand

Without sail, the horizon fast
The wind of time turns its face
Looking astray, my shore’s a dust
From an afar life it bans

Feeling the void you cast
That shroud without cloud I face
A glimpse of light, soon turned to dust
That red knife in your hand

Once, one we were as
Twin suns, warmth in our embrace
Now looking like deserts of dust
Eclipse of the Moon, I strand

The shadows of time past
A window on an empty space
Gazing the wind and never-ending dust
Lost in an ocean of quicksand 

Will the sunrise be one day colorfast
The meeting of life printed on our faces
Shimmering eyes free of dust
Walking heart and mind we understand ?

Walking the road hand in hand
Walking life and friendship on land
Walking away from wasteland
Walking as dancing music land


Walking, dancing, looking … living.


lundi 6 juin 2016

Les matins perdus

Ce matin là, dans la valse valise des mémoires inscrites, ces touchés de peau transcrite, le coup de langue sans mot, nous étions le réveil. Pores glissant sur terrain humide comme rivière d'été, sillonnent les recoins de nos natures pour se toucher l'avenir. Le cri des feuilles frémissantes d'émoi au vent matinal, bruissement d'un drap d'herbes, parfumé de passion, enivre l'odorat de la faim. Comme un microsillon, se lire le relief du bout d'un doigt, danser la ronde voix, forte et profonde, des plaisirs des pressions exprimées. Prendre l'éternelle place des images gravées, mariées au sexe de l'univers, une beauté étoilée, une voie marché, couru ... perdu.


samedi 9 avril 2016

Draps

Ce paysage qui se dessine sous mon regard
Ces valons où se cachent les ébats de la nature
Ces souvenirs d'explorations à dos de bayards
Ombres semi-effacés, dessins de ces figures

Chaque plis, chaque frange, une évolution
Que la matinale lumière, de son revers, révèle,
Les mouvements de sol, emprise de passion
Témoins d'étreintes de sentiers bordés en louvelle

Contrejour jeune sonnant le glas des ténèbres
Chaleur du levée couché dans cette idylle
Sous la main vadrouilleuse se dessinent les vertèbres
S'éveillant sur cette nature dynamophile

dimanche 13 mars 2016

Souhait en silence

Toi,
Toi, de ton île de bonheur
Toi, qui jamais ne liras
Toi, pour qui ce message restera muet
Une nuit sans rêve aux lumières d’une nouvelle Lune
Ce message t’envoie un souhait, des mots qui voleront
Au-delà les frontières des interdits en toute simplicité et sincérité.

Au nom d’une mémoire, d’une rivière d’où, jadis, coulait de ces rires
Des partages de plaisirs où inspiration et motivation gambadaient
Ce message porte la volonté d’une main tendue
Telle une horloge jamais arrêtée sur le temps passé,
De te souhaiter un jour d’anniversaire des plus beaux, des plus réjouissants
Une journée mémorable, effaçant tous les troubles du passé
Échangés par une fresque pour l’avenir, une oeuvre peinte de mains sereines.

Dans ce câble coupé, les souvenirs restent des files sans attaches
N’empêchant aucunement d’avoir une pensée pour ce jolie sourire
Ce regard de jeunesse et de vitalité qui seront des plus présents pour ce jour festif.

Un jour, une étoile est née, de nuage en nuage, elle répandra son parfum de spontanéité
Encore une jeune ange, cornue, il est vrai, avec tant à découvrir et faire vivre
Que cette journée soit un autre tremplin pour élancer ton talent aux limites de ses fibres.

Bientôt arrivera cet autre anniversaire, moins joyeux, moins heureux
Mes pensées seront de bon gré partagées
Dans ce lieu où elles croiseront les souvenirs communs
Les épreuves vécues et survécues.
Pour t’apporter réconfort malgré le silence et l’inexistence d’une présence.

Le pépin de la vie, ce fruit envolé
Ce navire sans attache en mer déchainée
Tous yeux ouverts de l’âme de cette attachée
Amitié
Chaque note danse la longue route
Par coeur, connu et sans détours
Tous yeux fermés sur les souvenirs toujours
L’amitié
Un jour sera, mais pas celui-là
Un tour pourra, mais pas de ce pas
Un silence chantera, où se redécouvrira
L’amitié
Bonne fête C.

mercredi 9 décembre 2015

Toile d'étoiles

Le jour est venu
Où ton pas avance sans le mien
Que l'horizon ne t'abrite plus
Tout s'en trouve bien
Deux soleils venus
Partis en différents chemins
Prendre le temps du temps
Voir s'éloigner et pourtant
S'écouter respirer dans le temps
Ne jamais oublier pour autant
Un sourire se figeant
Dans le temps
Deux astres sur des orbites
Aux apogées opposées
Bien que joins d'un passé tacite
Ces voies célestes aux univers éloignés
De nouvelles étoiles abritent
Vies de paix retrouvé


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 30 octobre 2015

Rendez-vous manqué

C’est le souffle qui étouffe
De ce bonheur qui m’engouffre
On ne te voit, ni te touche
Mais sur nous, tu souffles

Ce plan, ce dessein, de nos mains
Les efforts de traits de crayons
Une vie d’active construction
Avec l’amour des lendemains


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Une feuille qui vole dans le vent
Seule et légère, de couleurs fauves
Tombe au sol, anonyme au temps
Invisible, trop lourde, se sauve

Le rêve au loin, souffle disparaissant
Souffle chanson qui s’essoufle
Au loin, au loin, il s’évapore
Au loin, si loin, il s’éteint


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


À porter de main, écriture sur parchemins
Une histoire aux cursives dérisoires
L’espace d’une fenêtre, lumière infuse de l’être
Derrière les rideaux, ombres diffuses en lambeaux

Devenir ce qui n’est, être ce qui pourrait
Apparences présentaient, aux sentiments, ressentais
Délicieux goût du rêve, soufflé de la grève
Roulant sur la page, de sable, égratigné et de passage


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Nos rêves de vie sont des dessins à la plume de plomb
Sur une plage caressée de vagues de fond
Ils apparaissent en châteaux phares, points forts
Et s’effacent subtilement, coulant au loin, malgré les efforts


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt ce petit train
Un horizon sans fin
Un mirage … vain






Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


samedi 24 octobre 2015

Hush

I miss you so much
My life has no meaning
My head unresting
These memories and such
I miss seeing you blush
My eyes closed unsleeping
My days dreaming
These memories dont flush
I miss that first crush
My heart slowly reviving
My road a sense finding
These memories so lush
I miss ...
I've missed ...
I'll miss ...
In a swollen rush
Away life is sliping
Away you are flowering
Apart forever ... hush
Hush ...


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


lundi 21 septembre 2015

Que ...

... tu es belle comme la fleur du printemps
comme le vent frais de l'automne
comme l'hiver féérique aux rêves d'enfants
comme l'été parfumé sur la grève qui chantonne

... tu es belle où aucun coeur ne résiste
où l'esprit se perd dans le vent tourbillonnant
où la main sur la joue altruiste
où la bouche muette sur le papier blanc

... tu es belle le temps que pleut les souvenirs
le temps que l'essence spirituelle oublie
le temps d'un sablier qu'il faut retenir
le temps ... que le temps s'enfuit

... tu es belle simplement
Simplement toi.



Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 14 août 2015

Ne pouvoir poser mes mots sur tes lèvres
De ces baisées tant aimés
Ne reste que l'encre de cette fièvre
Libéré sur la feuille de nous vidée


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète