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mardi 12 mars 2019

Dunes de sable

Sur le désert de mon chemin
Je trace les courbes de nos souvenirs
Où la lumière en sable fin
Ensevelie mes désirs
Vient dans le creux de ces reins
Vient y prendre plaisir
Notre plage sera sans fin
Ta peau ne voudra plus partir
Crédit photo : © 2019 BoudoirReverie.com



jeudi 11 janvier 2018

Dessert Oasis

Bestowed the welcoming fruit of ecstasy
Mes pas marchant les dunes d’Oasis imprécis

Dessinée sur fond d’une lumineuse glace
Champagne joyfully sparkling on ice

Drawn be thee to this glancing dream
Chaque pas me coute et m’infirme

Mon impuissante et subjuguée immobilité
Sees the whispering death of day

I feel the irresistible transe of possession
M’envahir comme une céleste oraison

Cheveux de feu, embrasant mon sang
Elegantly disclosing its sultry fragrant

Jewel of the neck Nil's hypnotizing faith
Jamais n’étanchera cette licencieuse faim

Les pas indignes soumis à la grâce curviligne
Bowing to the silver becoming

Our delightful dancing hence saith

Jamais l’exaltation ne sombrera désuète 

Inspiration : © Gabriella Laurence


mercredi 21 juin 2017

Émoi

Je suis quoi
Pour que sur moi
Cette femme croit
En mon croissant et moi

Jolie d’et moi
Uni sous lit toit
En elle je crois

Ensemble sans être à soi

Poète des pauvres et pôvre pouète

lundi 24 avril 2017

Pépin d'avenir

Ton pépin qui rassemble tout mon amour
      Toi, graine de vie
Croissance et miracle d'une saison qui court
      Toi, essence de ma vie
Ton chant en mon sein qui fait le troubadour
      Toi, musique de l'avenir
Je t'attend comme la semence de notre arbre
Cette forêt de bourgeons qui sabrent
La médiocrité de ses balafres

Semons les racines du temps
     Toi, et moi, ta maman.


À une amie ...

Poète des pauvres et pôvre pouète

vendredi 20 janvier 2017

Lac des souvenirs

Silhouettes sur le voile du matin
Lumière qui habille les pensées
Êtres couettes aux frôlantes mains
Voir nous embrasser l’idée
Des souvenirs sans fin

Cou du jour, de grâce faite
Épousant le rayon levant
Immobile silhouette
Porte chaleur au coeur rêvant
De souvenirs inertes

Comment frôler ses joues
D’éternel porcelaine
Qu’en fléchissant le genou
Devant sa rayonnante reine
Pour les souvenirs fous 

Fléchir le mur de fumé
Ces rêves ainsi consumés
Le plier de volonté
Afin de pénétrer
Ses souvenirs occultés

Sur ce parchemin
Marcher les silhouettes
Et par ce chemin
La lumière découverte

Vaudelaire  - poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 25 mars 2016

Morgane la fée

Sous la source coulant de ce sourire
Un pré de printemps au parfum de plaisirs
Mon regard vogue sur la rivière de votre terreau
Où se perdent les troncs les plus hauts
Forts de leur droiture
Ils perdent leur cime, leur toiture
Sous l’emprise de votre embrasé regard
Et plient l’échine, hagard
En offrande, leur racine
À ces lèvres assassines


Sous la source chaude de ce regard
Je perd mes repères, mon phare
Au gré du vent, des moutons blancs
Branche dérivant sur ce mouvementé océan
Dans le feu de ces cheveux
Mes mots violent mes voiles pour deux
En caresses impossibles
Mais de mains incorrigibles
En offrande, votre corps frissonnant
Comme la fleur de printemps





mardi 15 mars 2016

Cueillir la feuille

Simplement là ...

Elle était là, appuyée tout contre un bras de la nature, comme une feuille sans frisson.

Ses formes épousants le grand sage de la forêt en invitation à l'envelopper de sa chaleur qu'elle savait être très réconfortante et puissante. Des frissons naissaient à la base de ses nervures sous un vent de regard du ciel ouvert, sans nuage, dôme gris de lumière réchauffant le froid de l'hiver.

Elle pouvait ressentir la rugosité de son écorce, pilosité naturelle, presque bestiale chez ce majestueux chêne tout contre son limbe innervé d'être aussi près de ...


Cela la réconfortait; qu'il fusse bien ce prince, aux longues mains délicieuses, prince de cette forêt d'êtres anonymes, ce prince qu'elle cherchait dans sa chute libre. Certes, il y avait ce roi, fort et prestigieux, unis qu'ils sont dans leurs fibres. Mais elle chutait, venu sa saison des couleurs chaudes, pour ce prince dont elle humait la sève se faufilant sous son écorce, se préparant à son hiver.

Mon regard, papillon aux couleurs de printemps, se posa alors sur son épaule;  l'épaule d'automne dénudée et attenante à ce bras, cet extension de mes ailes colorées et frivoles, réchauffant le vent d'hiver qui soufflait son haleine de blanc sur les nervures ainsi ouvertes à en faire durcir un mamelon  rougie d'envie de découvrir le chêne de son écorce, de saisir ce regard léger, l'effleurant  à peine  de cristaux de lumière. Ses frissons se répandaient alors sur tout son limbe, de tout son corps, d'être aussi près de ...


Comme une cascade d'eau chaude venue des profondeurs de la source souterraine des envies, elle sent son corps se muter, prendre vie d'où émanent les chaleurs et les frissons d'une nouvelle saison en approche. Son limbe, devenu peau de chagrin sous laquelle s'écrivent les chapitres de chaque nouvelle sensation, attisée par les caresses du regard; mon regard. Si présent ce regard, si pressant ce ringard, à peine camouflées sont les intentions libidineuses, qu'elle souffre du touché qui se tarde, sentir cette écorce lui lacérer cette nouvelle peau, dénudée et énervée de tout part, offrant même le flanc de sa poitrine, cette rondeur polissonne et dressée pour l'attaque, impossible à parer.

De mes bras d'écorce ferme, elle est soulevée comme une feuille dans un tourbillon de passion, et nous dansons sous les cascades tropicales où se mêlent les saisons, fond la neige sur le balcon du printemps et virevoltent les couleurs de son automne. Elle frémit à chaque pas, chaque caresse, comme des morsures dans le temps qui ne cesse de freiner, les aiguilles de la vie arrêtées sur une pause musicale, lui dévorant la chair de l'intérieur. Dévorée qu'elle est d'être aussi près de ...


Ses membres inférieurs, cuisses aux courbes de plage arrosée sous une marée incontrôlable, agrippent le tronc du prince, emportant le papillon et sa racine en un voyage au plus profond de leur être. Un voyage avec comme unique issue  la libération de leur découverte, un voyage qui sera de marques et de saisons, des souvenirs voguant sur les eaux d'une nature qui reprendra son cours, une partie de chêne, de prince, de papillon, de moi ... en son sein.

Les rêves abriteront cette saison, cet été où aucun hiver, ni printemps, ni automne n'échappa. Le parfum de son écorce imprimé sur sa peau, son limbe redevenu la feuille de son roi, ses nervures pleines de sève bouillie, au goût sucré d'or, donnant des ailes d'avoir été aussi près ... d'avoir été ... d'avoir vécu ... d'avoir ... explosé ...

Simplement là.



jeudi 5 novembre 2015

Camille Matinale Jonquille

Dans ce regard aux milles lumières
Ce fruit tant convoité par les prières
Telle une feuille isolée dans cette clairière
Le bonheur caresse la pupille d’aujourd’hui comme hier

Dans ce sourire d’étoiles filantes
Cette toile brillante et envoutante
Tel un voile recouvrant les attentes
La joie réchauffe le monde d’aujourd’hui comme antan

Votre bonheur se sent
Votre joie s’entend
Brillez chère muse
Brillez des plaisirs qui amusent
Brillez du lustre de la luxure

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 30 octobre 2015

Rendez-vous manqué

C’est le souffle qui étouffe
De ce bonheur qui m’engouffre
On ne te voit, ni te touche
Mais sur nous, tu souffles

Ce plan, ce dessein, de nos mains
Les efforts de traits de crayons
Une vie d’active construction
Avec l’amour des lendemains


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Une feuille qui vole dans le vent
Seule et légère, de couleurs fauves
Tombe au sol, anonyme au temps
Invisible, trop lourde, se sauve

Le rêve au loin, souffle disparaissant
Souffle chanson qui s’essoufle
Au loin, au loin, il s’évapore
Au loin, si loin, il s’éteint


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


À porter de main, écriture sur parchemins
Une histoire aux cursives dérisoires
L’espace d’une fenêtre, lumière infuse de l’être
Derrière les rideaux, ombres diffuses en lambeaux

Devenir ce qui n’est, être ce qui pourrait
Apparences présentaient, aux sentiments, ressentais
Délicieux goût du rêve, soufflé de la grève
Roulant sur la page, de sable, égratigné et de passage


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Nos rêves de vie sont des dessins à la plume de plomb
Sur une plage caressée de vagues de fond
Ils apparaissent en châteaux phares, points forts
Et s’effacent subtilement, coulant au loin, malgré les efforts


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt ce petit train
Un horizon sans fin
Un mirage … vain






Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 5 septembre 2014

Le jardin de Rose

Les courbes de votre jardin que je caresse du regard 
Joue contre la boite à souvenirs, je capte cette fraction d'éternité
Rose, ses pétales, sur le lit de couleurs, ouvertes au soleil clochard
S'y dresse en tuteur, ligne verticale vers le ciel, l'attestation du délicat touché
Rosée abondante et fraîche, offrande sous un soleil matinal, vantard 
L'objectif pénètre cet univers, ne faisant qu'un avec ce dessein désiré
Des bras tendus de l'arbre, je cadre;  fenêtre ouverte sur cet écart:
Ce jardin en danse, ondulations des reins  du vent et de son gré
Explosion écarlate, cris de la nature, échos sur les courbes en remparts
J'immortalise ces caresses, souvenirs matinaux, les yeux émerveillés
De cette vision d'un tiers, magie des nombres et beauté des arts
Votre jardin cambré, offre aux passants ce spectacle coloré.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


dimanche 17 août 2014

Toi, Rivage de soi

L'ocean sculpte le rivage
Modelant ce doux visage 
Les yeux du desir de vivre
Main dans la main, ivres
La bouche murmure
Les echos de Namur
Ravalant les vagues aux rochers
Matinales et fraîches marées
La chevelure ondulée du sable
Caresse la joue inoubliable
Le sourire paisible
Tableau immiscible
L'être qui soi

Lettre qui voit

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


jeudi 31 juillet 2014

Douce pluie de nuit

La pluie tombe en bruissements légers comme des cris de la nature jurant son plaisir d'une telle offrande
Je jure dans cet acte, en intrus devant ce bien-être où l'offrande nourrie plus le souvenir que la demande
Ce vent qui oublie d'amasser les sentiments sur son passage, porte néanmoins le parfum d'amande
Celle qui nourrie mon envie, cette protéine de la vie, jadis,  sous la pluie gourmande.

Crépitements de rebondissements sous l'insistante résistance de cette force tombante
Sans qui, rien ne saurait être, sans qui, tout serait rêvé sans réalité probante
Le calme de la nature sous cette nourriture, rend béa toute expression ahurissante
Celle qui nourrie mon envie, cette émotion de la vie, jadis sous la pluie, gourmande.

Se retire de ma vue ce rideau naturel, déplacé vers d'autres lointaines contrées
Abreuvant de son théâtre, les témoins de ce spectacle, en prise avec leur impossible satiété
Ce chant qui s'amenuise sous le rideau, comme un point d'orgue à peine libéré sur la porté
Celle qui nourrie mon envie, cette oeuvre de la vie, demain, sans la pluie friande.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 11 février 2014

Fresque de notre langue

Lorsque ta langue s'allonge sur mes secrets devant toi mis à nus
Que ton regard, lit de passion, dévoile les tentations
Extirpant le mystérieux, l'insondable, mais palpable
Que les corps célestes, enlacés, noyés de cette voie lactée
Seulement là, trouves-tu la voix du silence interrompu
Le cri qui dicte les mots dénudées, soumis à tes règles enflammées
Extase ! Fresque de feu et de sens !
Une nouvelle page blanche qui se dit franche
Allongé que le lot y est de ses mots
Nus et non superflus !
«Pour toi qui se languie de ces lointains mots»

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète