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mardi 5 février 2019

(In)Certitude

Dans l’écueil de la solitude
Tu effeuilles mes certitudes
Comme nos corps jadis
Dévêtus de leur turpitude

Les murs font sombres échos
Des murmures jadis si beaux
Ces accords de nos corps
Dévêtus de leur cachot

Se meurt de lassitude la nuit
Des échos que je fuis
Un jour certitude, pour toujours oublie

Se dévêtit à son tour la vie


dimanche 13 août 2017

Wasteland


Reading the words of past
Your present thrown in thy face
My eyes filled with tears of dust
Striving in this ocean of sand

Without sail, the horizon fast
The wind of time turns its face
Looking astray, my shore’s a dust
From an afar life it bans

Feeling the void you cast
That shroud without cloud I face
A glimpse of light, soon turned to dust
That red knife in your hand

Once, one we were as
Twin suns, warmth in our embrace
Now looking like deserts of dust
Eclipse of the Moon, I strand

The shadows of time past
A window on an empty space
Gazing the wind and never-ending dust
Lost in an ocean of quicksand 

Will the sunrise be one day colorfast
The meeting of life printed on our faces
Shimmering eyes free of dust
Walking heart and mind we understand ?

Walking the road hand in hand
Walking life and friendship on land
Walking away from wasteland
Walking as dancing music land


Walking, dancing, looking … living.


lundi 24 avril 2017

Pépin d'avenir

Ton pépin qui rassemble tout mon amour
      Toi, graine de vie
Croissance et miracle d'une saison qui court
      Toi, essence de ma vie
Ton chant en mon sein qui fait le troubadour
      Toi, musique de l'avenir
Je t'attend comme la semence de notre arbre
Cette forêt de bourgeons qui sabrent
La médiocrité de ses balafres

Semons les racines du temps
     Toi, et moi, ta maman.


À une amie ...

Poète des pauvres et pôvre pouète

mercredi 9 mars 2016

Le sable de l'âme ... enfin quelque chose comme ça

Salut les ami(e)s ! 


Je fut absent de cette communauté pendant un certain temps. Je sais que mon dernier message ou statut était assez radical.

Je suis entré dans une tempête de sable tête première et me suis trouvé enseveli sous les grains chauds d'un sable si fin qu'il m'étouffait. La tempête fait toujours rage, mais, chose rare dans un désert, un ruisseau d'air coule son malt dans mes poumons asséchés. Suffisamment pour que le soleil apparaisse dans le creux des dunes et que brillent les fins diamants de sable toujours à me guetter, me harceler, me tester.

Parfois, les dunes sont de véritables montagnes que les vents ont sculptés par incessant polissage et de patience. Cette même patience que délivre le coeur d'un rayon lumineux éclaboussant son geyser chaud, réconfortant, imprévisible. Ce coeur qui bat peu importe qui l'écoute, qui le suit, qui le chante. Cette chamade que l'âme ne cesse de chanter et que personne n'entend. Cette horloge que la raison ne peut saisir mais qui la suit dans un inéluctable dessin fait de main de maître. Ces dunes, donc, parfois cachent la couleur du ciel, ombragent la forêt des ornements squelettiques qui jonchent le chemin qui m'est si difficile de suivre et de comprendre.

Mon désert, dans sa mouvance, dans son tourbillon, m'étourdit et me fait perdre contrôle de mes sens. Ce contrôle que nul être ne peut donner; que seul l'être assoiffé de sable chaud peut tenter de humer ses effluves. Parfois, dans un élan d'ensoleillement, je peux sentir le battement de cette musique qui dessine devant moi La porté sur fond de feuilles de parchemin. Dans ces moments, quelque peu calme, l'horizon ouvre son livre de mémoires et de dessins. J'entrevois alors des ondes, telles de longues vagues, lentement tracées des sentiers qui me sont ouverts. Il est possible alors de voir, au loin, parmi les innombrables bulles d'obstacles, l'horizon. Ah! les sommets !

Mais, il est facile de perdre pied dans ce sable ondoyant et mouvant. Les dunes sont plus facilement dévalées que conquises. L'eau me manque et la soif rend mon périple dans cette virevoltante mer de sable sec et aride, épuisant. Quelques oasis de vie, quelques mirages de voix célestes parsèment ce chemin. Vous, qui de voix, qui de geste, qui de mot, qui coi (!), étalez un lit de roses fraîches et humides sur un chemin improbable d'y trouver ce repos.

Les mots expriment dans un engrenage fragile et ensablé, échevelé même, ce que la voix ne pourra jamais souffler. Il faut du nerf pour avancer; malgré le combat incessant qui fait rage parmi les grains de sable d'un désert où la raison et le coeur sont séparés d'un univers de vide.

"Le Nerf de la paix est la guerre entre le coeur et la raison."

Nul ne peut avoir raison, nul ne peut perdre son coeur; mais ensemble, ils doivent trouver le calme, la bénédiction, le souffle d'une mère volant et guidant son petit grain blanc. La route est longue et plusieurs dunes encore à surmonter. L'investissement de l'être est à la mesure de sa volonté; même si celle-ci peut parfois virevolter dans un tourbillon en retournant vers les dunes du passé et en perdant pied devant l'immensité de cette roue du temps.

Des élans, des cris, des pleurs dans le désert restent muets; sauf pour les oasis, les mirages portant vers soi la vie et la voix. Lorsque que béni de ces cadeaux, le petit grain de sable blanc se relève et reprend sa marche, reprend son dessin et se considère chanceux d'avoir CE désert ! ! !


Merci les ami(e)s. En direct de mon désert et échevelé de mon tourbillon cervicale ;-) 


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète

mars 2009

mercredi 9 décembre 2015

Toile d'étoiles

Le jour est venu
Où ton pas avance sans le mien
Que l'horizon ne t'abrite plus
Tout s'en trouve bien
Deux soleils venus
Partis en différents chemins
Prendre le temps du temps
Voir s'éloigner et pourtant
S'écouter respirer dans le temps
Ne jamais oublier pour autant
Un sourire se figeant
Dans le temps
Deux astres sur des orbites
Aux apogées opposées
Bien que joins d'un passé tacite
Ces voies célestes aux univers éloignés
De nouvelles étoiles abritent
Vies de paix retrouvé


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 30 octobre 2015

Rendez-vous manqué

C’est le souffle qui étouffe
De ce bonheur qui m’engouffre
On ne te voit, ni te touche
Mais sur nous, tu souffles

Ce plan, ce dessein, de nos mains
Les efforts de traits de crayons
Une vie d’active construction
Avec l’amour des lendemains


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Une feuille qui vole dans le vent
Seule et légère, de couleurs fauves
Tombe au sol, anonyme au temps
Invisible, trop lourde, se sauve

Le rêve au loin, souffle disparaissant
Souffle chanson qui s’essoufle
Au loin, au loin, il s’évapore
Au loin, si loin, il s’éteint


Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


À porter de main, écriture sur parchemins
Une histoire aux cursives dérisoires
L’espace d’une fenêtre, lumière infuse de l’être
Derrière les rideaux, ombres diffuses en lambeaux

Devenir ce qui n’est, être ce qui pourrait
Apparences présentaient, aux sentiments, ressentais
Délicieux goût du rêve, soufflé de la grève
Roulant sur la page, de sable, égratigné et de passage


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt à petit train
Un horizon sans faim
Une vision d’impossibles fins


Nos rêves de vie sont des dessins à la plume de plomb
Sur une plage caressée de vagues de fond
Ils apparaissent en châteaux phares, points forts
Et s’effacent subtilement, coulant au loin, malgré les efforts


Au loin, meurt sans entrain
Cet horizon divin
La vision blessée de venin

Au loin, meurt ce petit train
Un horizon sans fin
Un mirage … vain






Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


lundi 21 septembre 2015

Que ...

... tu es belle comme la fleur du printemps
comme le vent frais de l'automne
comme l'hiver féérique aux rêves d'enfants
comme l'été parfumé sur la grève qui chantonne

... tu es belle où aucun coeur ne résiste
où l'esprit se perd dans le vent tourbillonnant
où la main sur la joue altruiste
où la bouche muette sur le papier blanc

... tu es belle le temps que pleut les souvenirs
le temps que l'essence spirituelle oublie
le temps d'un sablier qu'il faut retenir
le temps ... que le temps s'enfuit

... tu es belle simplement
Simplement toi.



Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


mardi 15 septembre 2015

Immobile


1, 2, 3

Ce jour, comme l'autre
Et celui d'avant
Et celui d'après
Le temps s'écoule
Une rivière infini
De pluie nourrit
Les Nuages bougent
Mais restent

Quand le jour ne se lève point
Sur notre Lune d'éclipse
Divagations en vagues contrepoints
Nos sommets d'ellipses
Retournent au même point

Comment s'élever
Et se dépasser
Et se surpasser
Le temps s'écoule
Sur notre fierté fini
Un chemin sans bruit
Les Cailloux bougent
Mais restent

Quand le jour ne se dresse point
Sur les Dunes ellipses
Divagations en vagues contrepoints
Aux horizons éclipsés
Nous retournent au même point

      Tic tac de l'horloge
        1, 2, 3 du conteur
      Musique en silence
        Réveille en patience

Quand le jour ne se lève point
Sur notre Lune ellipse
Divulgation sans vague, sans point
Nos sommets éclipsés
Nous tournent le poing

Quand le jour ne se lève point
Sur notre Lune d'éclipse
Divagations en vagues contrepoints
Nos sommets d'ellipses
Retournent au même point

3, 2, 1 ...


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


dimanche 6 juillet 2014

Climbing the ladder

To deny our past is to refuse to learn and grow;
Our past is who we are 
And the ladder from which we climb our tree

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète