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vendredi 12 janvier 2018

Maestro

Les notes résonnent par ce corp conduisant son orchestre de pas délicats et mains de maître. Do au Sol, majeur qu'il Mi.

La musique engendrant l'amour comme la passion ou soulevant les haines du monde. Cette musique qui enivre et porte.

Parmi les silences, ces harmonies des pauses entre les portés, celles du logis sont les plus souffrantes d'absence.

Dans l'écho des chants emportés, dirigé d'avenir au vent des trombones, les doigts pianotent leur harmonie. Cette musique qui enivre et s'emporte.





mardi 6 décembre 2016

Sous le couvert


Une journée aux apparentes lassitudes; une quotidienneté lassante
Se prolongeant dans une froide soirée d’hiver glaçante
Elle marchait d’un pas oublié vers cette rencontre galante
Prise entre l’oublie des journées et la brise frissonnante

Elle entra dans le café bondé, au son de musique déchirante
Ce blues qui survolte les hanches négligées, comme une mémoire vieillissante
Elle le voit, assis, assuré; dans un complet à la coupe invitante
Prise d’un soudain vertige parfumé, elle comprends une envie grandissante

Peu se sont-ils dit, car les regards hurlaient déjà
Des discours hors saison, par leur chaleur d’annoncés ébats
Le vent dehors sifflant au rythme de ce blues, les enveloppa
Dans une réalité d’univers parallèles, les autres n’existant pas
  
Dans l'espace restreint, à l'abris des regards innocents
Sous un voile de non-dits, les mains jouaient le jeu des apprentis
Ceux qui apprennent le terrain, lisent du touché les malsaines envies
Comme la rondeur d'un sein, qui s'offre dans un humide dessein


Centimètre par centimètre de peau lu et paginé
Les pages tournent sur ce chemin aux multiples demains
Sous la table, cachées
La danse des mains

Elle présente sa cuisse légère, frissonnante sous le touché assuré
Oui, c'est assurément bon qu'elle lit dans ses propres frissons
Ces chocs qui montent en marées le long de son épine dorsale ... 
Qu'elle sait monter le long de son épine sous-ventral.

Telle une chandelle éternelle, de cire parfumée et chaude
Qu'elle sent du bout de ses doigts vagabonds, la flamme dandine
Au rythme de son pouls qui s'accélère
Tout comme leur souffle qui vaporisent l'atmosphère d'haletantes espérances !

Cette valse sous la table, chacun la vie comme un tango
Le coeur au blues, le corps au tango
Moment en suspension, enlevante tension du tempo
Frénésie des sens lacérés et sans mots
Ivresse publique; isolés qu'ils sont avec leur chaude peau

Elle sent son humidité briller sous le couvert
Gouté par les mots qu’il lui sert
Ses doigts, agiles vipères
Faufilant l’antre comme le tisserand du temps
Elle halte
Elle hume
Elle vrille
Lui, papille

Ils virevoltent dans cette bulle sous les regards du blues
Chaque note se faisant écho d’une gamme mineur
Crescendo des sens majeur
Alors qu’elle sent sa poitrine gonfler sa blouse

Chaque frisson enfilé du touché
Oscille dans ses frétillants pieds
Dans ses escarpins de tango envouté
Ils claquent ce sol maintenant inondé

Elle halte
Elle hume
Elle vrille
Lui, jubile

Un serveur s’approche, leur offrant l’apéritif pour la soirée
D’un regard complice, ils savent l’apéritif déjà consommé

Une soirée aux délices rêvés d’arôme persistante
Se prolongeant dans une nuit réchauffée d’hiver glaçante
Elle repartira dans la nuit étoilée, avec cette chaleur encore dans son antre
Prise entre l’oublie des journées et la bise enivrante.
Sous le silence du couvert … d’hiver

Vaudelaire : poète des pauvres et pôvre pouète


lundi 6 juin 2016

Les matins perdus

Ce matin là, dans la valse valise des mémoires inscrites, ces touchés de peau transcrite, le coup de langue sans mot, nous étions le réveil. Pores glissant sur terrain humide comme rivière d'été, sillonnent les recoins de nos natures pour se toucher l'avenir. Le cri des feuilles frémissantes d'émoi au vent matinal, bruissement d'un drap d'herbes, parfumé de passion, enivre l'odorat de la faim. Comme un microsillon, se lire le relief du bout d'un doigt, danser la ronde voix, forte et profonde, des plaisirs des pressions exprimées. Prendre l'éternelle place des images gravées, mariées au sexe de l'univers, une beauté étoilée, une voie marché, couru ... perdu.


dimanche 24 avril 2016

Arc-en-ciel

Habillé de lumière
Ces parfums de paupières
Caresses de plaisirs offerts
Enivrée du corps
Baignée de l’amphore
D’une saison en son for
Intérieur de l’être
Lumineux de lettres
Fleuries de cette fête

Habillé de lumière
Rivière à paupières
Caresse feutrière
Enveloppant raison
D’un vêtement saison
Et coule une chanson
Béa de mots
Moment si beau

Fleurie le Sol en clé de Do


Crédit Photo: Kseniya Filtschew https://500px.com/photo/1127691/daniela-by-edelique

jeudi 31 juillet 2014

Douce pluie de nuit

La pluie tombe en bruissements légers comme des cris de la nature jurant son plaisir d'une telle offrande
Je jure dans cet acte, en intrus devant ce bien-être où l'offrande nourrie plus le souvenir que la demande
Ce vent qui oublie d'amasser les sentiments sur son passage, porte néanmoins le parfum d'amande
Celle qui nourrie mon envie, cette protéine de la vie, jadis,  sous la pluie gourmande.

Crépitements de rebondissements sous l'insistante résistance de cette force tombante
Sans qui, rien ne saurait être, sans qui, tout serait rêvé sans réalité probante
Le calme de la nature sous cette nourriture, rend béa toute expression ahurissante
Celle qui nourrie mon envie, cette émotion de la vie, jadis sous la pluie, gourmande.

Se retire de ma vue ce rideau naturel, déplacé vers d'autres lointaines contrées
Abreuvant de son théâtre, les témoins de ce spectacle, en prise avec leur impossible satiété
Ce chant qui s'amenuise sous le rideau, comme un point d'orgue à peine libéré sur la porté
Celle qui nourrie mon envie, cette oeuvre de la vie, demain, sans la pluie friande.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


samedi 12 octobre 2013

Pianotée

Ces mains que tu laisses parcourir ce dos, ce dos crispé de cette attente d'un souhait de nuit, lui procurent ces frissons aux chocs électriques qui se répandent dans les moindres recoins "ensoirés", mais si caressés.

Une lumière humide "chandelle-lise" ton antre et cramoisie être, le soulevant de sa fougue comme le vent cueille la feuille rouge sanguine, frivole et délicate. Humectant ton orée de plaisir avec la tendresse du duvet matinal et la délicatesse du danseur de feu.

Dans une danse où les muscles rencontrent les douleurs des tensions libérées, des frictions de l'attente consumée, des crissements de pores ensorcelées, le pas "s'enlace-grippe" dans une étreinte enracinée au plus profond de tes jouissances.

Les sens aux aguets, affutés et surexcités, l'oreille de la caresse pianote ce dos courbé, notant le chant de ses reliefs sur une porté habilement dirigée de la baguette de maestro. Le rythme des rimes se perd, la frime de la pomme chantée s'oublie, alors que l'unisson de la conclusion "s'orgue-ouïe".



Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


lundi 12 août 2013


La dernière portée


La perte d'une âme complice est aussi pénible parfois que la perte d'un être Aimé. Le vide autour qui perpétue son point d'orgue; résonances consonantes de silences en contre-point. La lourdeur des liaisons laisse les notes en suspension comme si nul attachement ne vibrait. Faux qu'est cette impression de chant libre, lorsque le champs est rasé et labouré à chaque saison comme une perpétuelle répétition. 

L'attente du signal du chef de cet orchestre vide, quitté de ses artisans; moment d'anticipation comme le vent attendu pour assécher la pluie. Les vrilles de mon esprit, tourments alimentés par le vide, en triolets, sans pause aucune en soutien à cette gamme. 

Un signe ... une note ... une clé .

Point d'orgue .....

(vieux texte de 2012)
C'est aux galops que viennent mes mots en caresses crescendos qui ne tiennent en faux.