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lundi 4 février 2019

Vagues sensations

Elle sent couler le fruit de sa passion
Le long de ses doux vallons
La vallée des cascades au parfums boisée
Sauvage et rustre comme ses déviations

Humide de cette imprévue inhibition
Courant de ses hanches à sa raison
Son abandon en vagues déraisonnées
Souffrirait d’atteindre sa culmination

De cette nuit de toutes les moissons
Dévorée sans retenu dans cette liaison
Perdu sans attache, sans quai
Elle sent ses cuisses en tisons

Son fragile esprit en oscillations
Au gré des vagues d’humides sensations 
De tout son être courbé et enflammé
Elle fleurit à la proue de son moussaillon 

Charnelle fusion de corps qu’ils sont
Leur souffle, ce vent d’oraison
Haletant mais d’amour miellé

Elle, Il, d’ailes à l’Île, s’envolent à l’horizon



dimanche 27 janvier 2019

Amitié sonnante


Nous avons parlé, échangé. 

Nous nous sommes reconnu, connu, inconnus convenus. Des regards et des paroles, des caresses sur le temps et sur les tempes tissent des liens de découvertes, au loin des couvertes. S’installe quelque chose, de quoi d’intangible, de quoi de serein, cette chose qui donne chaud au torse, mais des sueurs froides à l’espoir. Nous nous apprenons, ici notre première erreur, comme si entre ces inconnus pouvait s’enraciner un jardin de devenir, un champs de gaieté à perpétuité, alors que ces inconnus seront méconnus le temps venu. Déconvenues, ils seront.  Du moins, il y en aura toujours un. Celui qui cherchait, celui qui maladroitement espérait connaitre la paix, connaitre l’amitié, l’échange mutuel, la luxure. Cette simple mais complexe luxure; celle qui uni et divorce; celle dont on ne peut vivre sans, mais doit souvent vivre sans.

Nous avons parlé, échangé. 

Jusqu’au moment de soi, être dévêtu, su à nu. Sans les barrières pour garder nos arrières. Nous protégeant dans ce plongeon si fière. Mais nous sauver, ne peut aucune prière. Non ! La peur de la perte nous réveille, la peur de post-solitude, de la servitude au vide des murs qui font la cage nous isolant de la vie qui se vie. La luxure serait-elle aussi pure que le chevalier puisse en survivre comme au champs ? Cette simple et complexe luxure; celle qui attise et courtise; celle qui flagelle la chair et nourrie la poésie. 

Nous avons parlé, échangé. 

Au-delà de s’être découvert. Au moment de se dévêtir de ces vêtements, ultimes frontières. Dans les plans, tels qu’entendus, tels qu’attendus, tels que convenus, le temps est venu. Mais les merveilles touchées à l’âme, ces paroles, ces parcelles de rien, ces bribes du sien et du mien, forment ce nouveau rampart. Criant gare à l’instinct, au désir de cette luxure. Ce frein qui nous trouverait impure … ce manque de respect des liens éphémères gagnés pour les perdre dans le chemin du lendemain. Conséquence à cette simplement complexe luxure; celle qui anime, réanime; celle qui tue les lendemains à 4 mains. 

Nous avons parlé, échangé. 

Nous sommes parties chacun de notre côté. Avec nos couvertes et nos découvertes. Toute une histoire qui sera un certain demain oubliée; du moins pour l’un et peut-être l’hôte. Parfois, il est mieux de ne pas connaitre ce qui ne peut être vécu. Ne pas pousser les liens au-delà du point où leur perte devienne le fardeau d’une vie lourde sans lien. Alors dans l’ignorance l’un demeure. L’hôte sait, dans sa solitude, la vie qu’il aura sauvé; et se meurt… Sans cette luxure; celle qui vient; celle qui va et vient …


Nous aurons parlé, nous aurons échangé …



lundi 14 janvier 2019

Maille de mots

Crédit photo : Alexine Quinn http://www.alexinequinn.com
Bloggeuse sexy et érotique bloggeuse

Rature sur les mots
Intrus sur la peau
Ligne directrice
Direction clitoris
Maille à partir
Sous une main de désir
Filet sans saut
Vide dans la peau
Je vois ombres
J’attend décombres
L’iris en eau
J’hérisse toujours plus haut




jeudi 6 septembre 2018

Hautes rives

La lumière de tes désirs, telle le phare, m'appelle du large vers le creux de tes rives

S'entrechoquants sur tes paroles, nos corps inondés se fondent, ivres


Les vagues blanches de l'amer abreuvent l'éphémère; cette oraison nous délivre


Je piétine le sein de mots sans parole au rythme des ondées que tu livres


Libérons-nous des conventions, affranchissons-nous des discussions, soyons licencieusement libre.


© Benoit Champagne photographe


dimanche 21 janvier 2018

Océan de rêve


Chapitre 2 -

Elle fut soumise, au bon gré de cet homme qui lui semblait être un chêne. Mais réalisant finalement qu’il était ce bouleau, pliant aux saisons de ses propres passions, elle découvrait le vrai pouvoir qu’elle avait sur son écorce, de loin moins épaisse qu’anticipé. Allait-elle pouvoir vivre les saisons qu’elle attendait depuis le début de leur jeu ? Abandonnée dans l’attente, interdite d’expression, la flamme qui brûle ses reins et son ventre, expressions des désirs cachés comme un trésor de pirate, dont la map égarée ne serait retrouvée qu’avec patience et longues traversées.

Elle était la feuille d’automne écarlate et flottante de légèreté avant d’être figée en un annoncé hiver qui semble toujours trop long. Cette saison qui sera une traversée de la vie, un désert en mouvance comme des eaux glaciales qui roulent sous le désir renfermé entre deux coups de pagaye pour progresser sur les moutons posés en autant de défis. Elle frémit à la simple idée de fléchir sur le chemin de la forêt ainsi allongée. Que ce duvet offert, lui soit réconfort apaisant ses attentes. Ces longs jours de noirceur. Ces longues heures sans secondes.

Sa robe rouge glissant lentement sur ses épaules de statures solides, malgré son apparence d’amazone délicate. Sa robe dévalant sur sa poitrine ainsi dévoilée: jeune nature au terreau fertile et offerte comme la Terre donne la vie. Elle sent la puissance de cette douceur sur la chaire. Elle le sait maintenant, oui, elle en a la certitude: il est soumis à elle. Il est sous son emprise. Sacrifice humain sur l’autel de la luxure libérée, des passions gonflées comme le montgolfière libéré de son ancrage, traçant le ciel comme une plume d’encre de sang, rouge de fous désirs. Rien, non rien, ne saurait lui être refusé. 


Son moindre souffle alimente les mouvements de celui qu’elle dirige comme une marionnette. Elle sent sa puissante envie décrire le chemin où tout chevalier s’inclinerait humblement dans l’abandon de la servitude. Mais même un abandon peut s’avérer fougueux; comme ces lèvres, si douces et si attentionnées aux moindres de ses frissons. Ces rives aux précipices où elle se laisserait flotter dans un vide tourbillonnant. Elles goûtent cette soie tissée de plaisir et d’envie. Cette chaleur tropicale au toucher, laisse une trace qui transporte l’imaginaire vers des contrés sauvages et inconnues. Jamais ce désir de le découvrir, cette aventure souffrante de bien-être, et ce qu’il saura imprimer sur son corps, sur ses pores, son esprit matinal qui survivra à cette nuit volcanique, n’avait pu être pressentie de manière si langoureuse. 


Glissant sur sa poitrine, ces lèvres cachent une amoureuse: une ballerine qui execute une danse avec ces lèvres pour saisir et sculpter ses seins. Incapable de retenir ses soubresauts, les frissons parcourant son échine jusqu’à ses reins. Cambrant malgré elle son dos, sous la terrible douceur submergeant ses mamelons durcies de plaisir. Sa bouche fait l’amour à ses seins comme deux êtres en parfaite communion, synchronisant cette danse avec le rythme de leurs battements de coeur, comme un choeur parfaitement harmonisé. 


Ces mains d’une ferveur peu commune, assurées mais délicieusement délicates, ouvrent la voie au son de sa propre voix, comme si l’un chantait l’autre. Mais lequel insuffle ce chant à l’autre ? Elle est incapable de le nommer. Simplement que la compréhension de chacun est fusionnelle et spontanée. Ces caresses parcourant tout son corps, découvrant le moindre frisson, traçant le trajet de leur amour et l’aboutissement d’une oeuvre majestueuse en préparation. Suivent, tels de fidèles compagnons, les mains se font éclaireurs à cette bouche, ces baisers, cette langue qui n’a de cesse de déguster cette peau de soie, cette peau de soir, cette peau des trop nombreuses fois oubliées. Les draps s’enroulant dans sa poigne, imposée par les chocs électriques parcourant son corps, alors que cet arbre descend son ventre, son nombril, centre des appels suppliants à plus, toujours plus, encore plus enlevant. Ces baisers découvrent la peau tendre de ses cuisses humides d’envie, alors que son sexe en pleine inflammation d’envie, se gonfle de l’attente souffrante du toucher. L’ultime moment approche. Elle le sent, elle le souhaite, elle le veut.

Alors que son terrain de plaisirs est légèrement effleuré par des doigts délicats, parcourant les rives enflammées de son antre, frottant d’amour les contours, ajoutant des baisers chauds,  sur cette peau fragile, mince et tremblante de ses cuisses, elle rêve l'abandon. Doucement, les touchés glissent sur ses lèvres enflammées et humides alors que son corps se cambre de se sentir ainsi ravis à la terre comme la feuille écarlate capturée par un vent tourbillonnant. Ses sens ne trouvent plus la gravité, en suspension entre 2 éternelles secondes; corps libre dans un vide sidéral à la fois rempli d’astres célestes lui illuminant la noirceur trop longtemps couchée en elle. 

Son bouton d’or aimé et cajolé comme un lingot en fusion, se gonfle sous ces touchers habiles et attentifs à ses moindres paroles corporelles.  Car oui, son corps hurle d’un plaisir qu’elle ne peut camoufler plus longtemps. Et à l’unison, ses mouvements se joignent aux baisers progressant le long de son antre pour sucer ce bouton, l’embrasser d’une langue chaude, douce, humide et avec la fermeté tout juste souhaitée; l’embrasée en une passion telle une forêt tropicale se déversant sur son sexe. 

Surprise, elle sens se glisser en elle, en éclaireur, ce visiteur venu presser son point de cascade, ce point qu’elle sent se durcir, se gonfler alors qu’une langue s’affaire à caresser l’extrémité externe ouvrant les vannes de cette humidité à peine contenue. Les frissons deviennent saccadés comme son souffle. Emportée. Vibrante. Possédée. 

Elle explose sous ces baisers s’abreuvant de son plaisir, de son volcan libéré, sa cascade tropicale telle une fontaine à la brunante des jours inoubliables, ce torrent dévalant les monts de l’Olympe. Sa jouissance fut d’une telle puissance que tous deux en garderont des souvenirs imperméables.  Allongés, côte à côte, avec comme couverture que leur seul bien-être, nu des aléas du jour, des saisons qui se suivent inlassablement, ils ne font qu’un jusqu’à ce que la Lune s’incline devant l’astre du jour. 

Sentant la caresse des rayons matinaux, elle se réveille, sortie de ce rêve qu’elle aurait cru vivre, qu’elle aurait voulu vivre. Elle reprend son souffle pour continuer son voyage, son canot de vie traversant les océans inconnus. 

Un moka à la main, elle embrasse le ciel sur son chemin quotidien. Mais où est-il, ce doux océan ? Où es-tu ?  


Crédit photo : © 2014 Benoit Champagne 



jeudi 11 janvier 2018

Fruit of an Angel

When I see your lips, the gentle breeze over a delicate fruit
My body shivers with all sense acute
Bodies tied, heart twined, soul merged

Whence I hear the sultry chant, beating our rythmes
Oscillating in bliss under celestial rimes
Window without curtain, bathing nite light

While a touch of our heart, a glimpse of morning taste
No cover, no cold, drenched without haste
Blessing rays, ties that bound, slumbering

Will I see the day where the rising of the flower
Grabs my thirst and absorbs my desires?
Never shall I feel your wet passion

©Gabriella Laurence
Inspiration : Gabriella Laurence pictorial



mercredi 21 juin 2017

Émoi

Je suis quoi
Pour que sur moi
Cette femme croit
En mon croissant et moi

Jolie d’et moi
Uni sous lit toit
En elle je crois

Ensemble sans être à soi

Poète des pauvres et pôvre pouète

dimanche 9 avril 2017

Blinding light

Chapter 1

It was outside time, beknownst space, a universe of dream and lust. A story a thousand times repeated as an echo of a dream never awakening.

She, a beauty of betold stories, out of a never written book, lost in a wind of inspiration, between the ink marking out her body and the silky sheets of words, and that obscur presence, that pressing scent of lust, the kind one shivers to, yet cannot turn away from.

Blindfolded, dressed in soft shear, laced and ready. The beauty possessed by her master, while he is lurking in the room to get his way. She slowly enters the room, as a tamed wolf, rolling her pelvis in oscillating movements as if something was tickling her body. One arm slowly moving in front of the other; one leg lusciously before the other; the shoulders rolling to stretch her arched back, as the playful beauty that she is.  Slowly getting to his level as he directs her to him, imperatively  calling at her so she approaches still closer, while uncovering his trainer's stick, the shaft that would dominate her appetite and submerge her senses. 

She slowly, barely touches it with the tip of her nose as it rises more and more toward the ceiling. That tender stick asking to be stimulated by a touch, a warm breath. She yearns to grab it with her firm fingers, but her master has something else in mind. She can feel its skin, stretched and yet, soft and bloodily, warmed and filled, on every pores of her face, slowly caressing her lips, her nose, her cheeks, her ears, going through her hair as if it wanted to comb her.

A firm grip holding her neck restraint, rising her head to the unknown. When suddenly lips are felt on her neck, right under her chin, kissing its way through the neck. Passing the shoulders leaving bite marks along the way. With each touch, her body shivers, trembles, discovering new fields of unexpected sensations, as if rolling her body in a fields of flower thorns. No pain felt; only intense punctual electrical shocks as he progresses towards her spine, pushing her head down to uncover her bare back, her hips, her buns, soft and raised. 

Stoping his soft entry, inspecting her gift to him. Indeed, as she earlier acquiesced to submit herself to this game of his, she knew then she would have to hold back, torturing herself, and let him have his way, obeying every orders and abandon herself to his every desires. Maybe, only maybe, would he allow her the pleasure of being greeted with his lips, his tongue, his body heating her with passion as she shall so desire. So she knew then. Now, there is no turning back, she has to submit and wish for thy gift … if she is the nice beauty her master wants her to be. 

She pushes away this moment of reflexion, to be all alert to the game unraveling on the other side of her blindfold, in this dark night, like a new world waiting to be conquered by her senses, her touches, called upon by her moaning and begging: a black road without stars to guide her into the unknown. 

This is when she felt his dressing stick making its way between her lips, while his hands grab her hair. Directing this masterpiece with the firm confidence in every waves of motion transduced down into every nerve endings. An explosion of senses from within, tinkling down her spine as he's making her go up and down on this throbbing stick, feeling its entire length, all its bumps and breathing veins, its warmth but mostly its desire to be tasted and devoured as a candle lit by a burning fire, eating away its white wax, dripping relentlessly on the slippery floor. 

Submissive as she is, she still knows how to make his heart pump desire, pushing blood towards his shaft, pumping its entire length as it grows and grows and move on itself as if it had a mind of its own. He forces himself as far inside her as she possibly can handle; which is pretty much its entire length. Tasting him down her throat as his body oscillates to thrust himself between these hungry lips, sliding along this slippery and tasty tongue. She sees through her own senses, perceived forms and pleasure so astute as if the light of day was hitting her eyes and her skin all enervated…

Releasing his spring river, from the depth of a dead season, glimpsing at a watery cascade liberated by her submission, she feels the warmth of life coming back to haunt the empty nights that she felt for so long now; too long has she waited. She swallows the flourishing nature dressed in a perfume of lust, a scent of some force reduced to its own moaning, speechless, feeble, its frailty: the master has become the submitted. At this point, she knows her winter is over. That white veil of dreams revealing her red flower, mist of pleasure running down her legs like a tree's sweet water. She knows, underneath that blindfold, her eyes are hypnotizing him. She knows he is at her mercy. She knows ... Is she ? Will he allow himself to be controlled ? 

To be continued …



mardi 7 février 2017

Doigté de Plume

Douceur de plume Touchés que nous fûmes Aux rondeurs sous notre regard Fesses d’amour sans égard Matinales rondeurs blanches Cette neige sur nos franges Dans le silence rouge Fesses de carouge Baisées de fleur Courbes sans peur Pénétrées de repos Fesses d’enivrante peau Vierges horizons, passions Mains d’invitation Douceurs matinales Baisées Fesses nues aimées

RALPH GIBSON LEDA, 1974

© Camear Work/Ralph Gibson

Vaudelaire - poète des pauvres et pôvre pouète

dimanche 24 avril 2016

Arc-en-ciel

Habillé de lumière
Ces parfums de paupières
Caresses de plaisirs offerts
Enivrée du corps
Baignée de l’amphore
D’une saison en son for
Intérieur de l’être
Lumineux de lettres
Fleuries de cette fête

Habillé de lumière
Rivière à paupières
Caresse feutrière
Enveloppant raison
D’un vêtement saison
Et coule une chanson
Béa de mots
Moment si beau

Fleurie le Sol en clé de Do


Crédit Photo: Kseniya Filtschew https://500px.com/photo/1127691/daniela-by-edelique

mardi 15 mars 2016

Cueillir la feuille

Simplement là ...

Elle était là, appuyée tout contre un bras de la nature, comme une feuille sans frisson.

Ses formes épousants le grand sage de la forêt en invitation à l'envelopper de sa chaleur qu'elle savait être très réconfortante et puissante. Des frissons naissaient à la base de ses nervures sous un vent de regard du ciel ouvert, sans nuage, dôme gris de lumière réchauffant le froid de l'hiver.

Elle pouvait ressentir la rugosité de son écorce, pilosité naturelle, presque bestiale chez ce majestueux chêne tout contre son limbe innervé d'être aussi près de ...


Cela la réconfortait; qu'il fusse bien ce prince, aux longues mains délicieuses, prince de cette forêt d'êtres anonymes, ce prince qu'elle cherchait dans sa chute libre. Certes, il y avait ce roi, fort et prestigieux, unis qu'ils sont dans leurs fibres. Mais elle chutait, venu sa saison des couleurs chaudes, pour ce prince dont elle humait la sève se faufilant sous son écorce, se préparant à son hiver.

Mon regard, papillon aux couleurs de printemps, se posa alors sur son épaule;  l'épaule d'automne dénudée et attenante à ce bras, cet extension de mes ailes colorées et frivoles, réchauffant le vent d'hiver qui soufflait son haleine de blanc sur les nervures ainsi ouvertes à en faire durcir un mamelon  rougie d'envie de découvrir le chêne de son écorce, de saisir ce regard léger, l'effleurant  à peine  de cristaux de lumière. Ses frissons se répandaient alors sur tout son limbe, de tout son corps, d'être aussi près de ...


Comme une cascade d'eau chaude venue des profondeurs de la source souterraine des envies, elle sent son corps se muter, prendre vie d'où émanent les chaleurs et les frissons d'une nouvelle saison en approche. Son limbe, devenu peau de chagrin sous laquelle s'écrivent les chapitres de chaque nouvelle sensation, attisée par les caresses du regard; mon regard. Si présent ce regard, si pressant ce ringard, à peine camouflées sont les intentions libidineuses, qu'elle souffre du touché qui se tarde, sentir cette écorce lui lacérer cette nouvelle peau, dénudée et énervée de tout part, offrant même le flanc de sa poitrine, cette rondeur polissonne et dressée pour l'attaque, impossible à parer.

De mes bras d'écorce ferme, elle est soulevée comme une feuille dans un tourbillon de passion, et nous dansons sous les cascades tropicales où se mêlent les saisons, fond la neige sur le balcon du printemps et virevoltent les couleurs de son automne. Elle frémit à chaque pas, chaque caresse, comme des morsures dans le temps qui ne cesse de freiner, les aiguilles de la vie arrêtées sur une pause musicale, lui dévorant la chair de l'intérieur. Dévorée qu'elle est d'être aussi près de ...


Ses membres inférieurs, cuisses aux courbes de plage arrosée sous une marée incontrôlable, agrippent le tronc du prince, emportant le papillon et sa racine en un voyage au plus profond de leur être. Un voyage avec comme unique issue  la libération de leur découverte, un voyage qui sera de marques et de saisons, des souvenirs voguant sur les eaux d'une nature qui reprendra son cours, une partie de chêne, de prince, de papillon, de moi ... en son sein.

Les rêves abriteront cette saison, cet été où aucun hiver, ni printemps, ni automne n'échappa. Le parfum de son écorce imprimé sur sa peau, son limbe redevenu la feuille de son roi, ses nervures pleines de sève bouillie, au goût sucré d'or, donnant des ailes d'avoir été aussi près ... d'avoir été ... d'avoir vécu ... d'avoir ... explosé ...

Simplement là.



mercredi 13 janvier 2016

Liberté pointée

Le regard ébahie, furtivement volé
Les délicats doigts l'emprisonnent
Sur ces lèvres de volupté
Fruits interdits d'un chant qui résonne
Sans réserve les toucher
Les gouter en la personne
Doux désir inavoué
Un oublie qui claironne
Sa volonté
À peine cochonne

Comment un regard pourrait résister
La honte d'un manque de pudeur
Devant offrande aussi salée
Le silence du murmure de la peur
Y perdre son doigté
Son équilibre mental en frayeur
Y prendre son péché
Sa langue de langueur
Chaleur en son corps cambré
Lèvres de pulpes pour gouteur

Rondeurs, courbes, pointes, couleur
Perfection de l'invitation
Un hiver s'y fond de douceur
Duvet de l'ange passion
La Clé Ô! baisers du cavaleur
Rose l'envie de parfum d'oraison
Chant silencieux d'une pudeur
Regrettée, comme la chaleur hors saison

Lèvres
Fumées
Libres
Désirées

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


dimanche 10 janvier 2016

Dessiner

Glissant sur ton pré
Couché sur l’éponge de ta nuit
Traits ensemencés
Du digital grain gratuit
Une main sucrée
Trace notre vie




Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 5 septembre 2014

Le jardin de Rose

Les courbes de votre jardin que je caresse du regard 
Joue contre la boite à souvenirs, je capte cette fraction d'éternité
Rose, ses pétales, sur le lit de couleurs, ouvertes au soleil clochard
S'y dresse en tuteur, ligne verticale vers le ciel, l'attestation du délicat touché
Rosée abondante et fraîche, offrande sous un soleil matinal, vantard 
L'objectif pénètre cet univers, ne faisant qu'un avec ce dessein désiré
Des bras tendus de l'arbre, je cadre;  fenêtre ouverte sur cet écart:
Ce jardin en danse, ondulations des reins  du vent et de son gré
Explosion écarlate, cris de la nature, échos sur les courbes en remparts
J'immortalise ces caresses, souvenirs matinaux, les yeux émerveillés
De cette vision d'un tiers, magie des nombres et beauté des arts
Votre jardin cambré, offre aux passants ce spectacle coloré.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


dimanche 17 août 2014

Toi, Rivage de soi

L'ocean sculpte le rivage
Modelant ce doux visage 
Les yeux du desir de vivre
Main dans la main, ivres
La bouche murmure
Les echos de Namur
Ravalant les vagues aux rochers
Matinales et fraîches marées
La chevelure ondulée du sable
Caresse la joue inoubliable
Le sourire paisible
Tableau immiscible
L'être qui soi

Lettre qui voit

Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète