Sur le désert de mon chemin
Je trace les courbes de nos souvenirs
Où la lumière en sable fin
Ensevelie mes désirs
Vient dans le creux de ces reins
Vient y prendre plaisir
Notre plage sera sans fin
Lancement de mots au sol pour le chant qu'ils offriront à l'univers ou l'oublie qu'ils sauront rappeler. Simple dans la forme, humble dans l'intention, ces mots ne se prennent aucunement pour une histoire à eux seuls, mais reflètent le vécu de son auteur.
Ce paysage qui se dessine sous mon regard
Ces valons où se cachent les ébats de la nature
Ces souvenirs d'explorations à dos de bayards
Ombres semi-effacés, dessins de ces figures
Chaque plis, chaque frange, une évolution
Que la matinale lumière, de son revers, révèle,
Les mouvements de sol, emprise de passion
Témoins d'étreintes de sentiers bordés en louvelle
Contrejour jeune sonnant le glas des ténèbres
Chaleur du levée couché dans cette idylle
Sous la main vadrouilleuse se dessinent les vertèbres
S'éveillant sur cette nature dynamophile
Les feuilles d'hiver, ce calme sévère
Flottantes comme abeilles, immobilisme si vieille
Je nuit nos touchés primevère, et jour nos cuillères
Le calme sommeil de cette matinée sans Soleil.
Le bien-être désiré, l'extase de ton touché
Le creux de mon être t'y cala, le réconfort y trouva
Mouvements ondulés puis de mains feutrés
Ton corps s'éleva, de mon corps, au-delà.
Extase ! Fresque de feu et de sens !Une nouvelle page blanche qui se dit franche
Nus et non superflus !«Pour toi qui se languie de ces lointains mots»