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mardi 19 décembre 2017

Frissons de fleur

Contraste de la douceur 
  aux angles sévères de la nature
Une nature libre et fragile 
versus l'immobilité du temps
Une fleur parfumée de volonté 
s'opposant aux intempéries de l'inconnu gris

La beauté dans la nature qui regarde sa fougue se plonger dans les eaux froides de la liberté, sans attache, que ses propres doigts. 

Ton chemin de pétales tu étales
Nous sommes, sur tes flots, sans mots
Les courbes de ces vagues, enivrent, divaguent
En pirate, tu rames tes flammes

La beauté au regard du large, phare plongé dans les vents et les marées, Mahée de liberté, sans attache, que sa propre foi.

Le temps tressé en cheveux
aux angles de passion de feu
Sur l’épaule s’y repose
l’immobilité du temps
Aux fleurs de ta féminité
bercées de l’inconnu gris




Crédits photo
Modele : Mahée Blais-Bernatchez
Jeune femme qui va relever le défi de traverser l'Atlantique à la rame en équipe, de continent à continent, de la terre ferme à la terre ferme. (Détails ici)
Photographe : Eric Daoust

Expert photographe de Noir & blanc

mardi 30 août 2016

De la mer au moulin

Un autre ruisseau qui s'efface dans la fertile terre 
Chaque pas vers la mer 
Est balayé du souffle du destin 
Tout disparait sans dessein

La vie tourne son moulin sous le vent du présent emportant les rêves et les espoirs d'un demain sans histoire, moulant le blé d'une moisson qui ne se récolte plus, laissée dans un champs aride et sans pluie, où même le soleil ne brille qu'indirectement et que le souffle ne chante que pour les fleurs et les arbres distants, réduisant au silence le buisson esseulé dans une forêt de quatre murs.


dimanche 24 avril 2016

Arc-en-ciel

Habillé de lumière
Ces parfums de paupières
Caresses de plaisirs offerts
Enivrée du corps
Baignée de l’amphore
D’une saison en son for
Intérieur de l’être
Lumineux de lettres
Fleuries de cette fête

Habillé de lumière
Rivière à paupières
Caresse feutrière
Enveloppant raison
D’un vêtement saison
Et coule une chanson
Béa de mots
Moment si beau

Fleurie le Sol en clé de Do


Crédit Photo: Kseniya Filtschew https://500px.com/photo/1127691/daniela-by-edelique

vendredi 25 mars 2016

Morgane la fée

Sous la source coulant de ce sourire
Un pré de printemps au parfum de plaisirs
Mon regard vogue sur la rivière de votre terreau
Où se perdent les troncs les plus hauts
Forts de leur droiture
Ils perdent leur cime, leur toiture
Sous l’emprise de votre embrasé regard
Et plient l’échine, hagard
En offrande, leur racine
À ces lèvres assassines


Sous la source chaude de ce regard
Je perd mes repères, mon phare
Au gré du vent, des moutons blancs
Branche dérivant sur ce mouvementé océan
Dans le feu de ces cheveux
Mes mots violent mes voiles pour deux
En caresses impossibles
Mais de mains incorrigibles
En offrande, votre corps frissonnant
Comme la fleur de printemps





samedi 24 octobre 2015

Hush

I miss you so much
My life has no meaning
My head unresting
These memories and such
I miss seeing you blush
My eyes closed unsleeping
My days dreaming
These memories dont flush
I miss that first crush
My heart slowly reviving
My road a sense finding
These memories so lush
I miss ...
I've missed ...
I'll miss ...
In a swollen rush
Away life is sliping
Away you are flowering
Apart forever ... hush
Hush ...


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


lundi 21 septembre 2015

Que ...

... tu es belle comme la fleur du printemps
comme le vent frais de l'automne
comme l'hiver féérique aux rêves d'enfants
comme l'été parfumé sur la grève qui chantonne

... tu es belle où aucun coeur ne résiste
où l'esprit se perd dans le vent tourbillonnant
où la main sur la joue altruiste
où la bouche muette sur le papier blanc

... tu es belle le temps que pleut les souvenirs
le temps que l'essence spirituelle oublie
le temps d'un sablier qu'il faut retenir
le temps ... que le temps s'enfuit

... tu es belle simplement
Simplement toi.



Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète


vendredi 5 septembre 2014

Le jardin de Rose

Les courbes de votre jardin que je caresse du regard 
Joue contre la boite à souvenirs, je capte cette fraction d'éternité
Rose, ses pétales, sur le lit de couleurs, ouvertes au soleil clochard
S'y dresse en tuteur, ligne verticale vers le ciel, l'attestation du délicat touché
Rosée abondante et fraîche, offrande sous un soleil matinal, vantard 
L'objectif pénètre cet univers, ne faisant qu'un avec ce dessein désiré
Des bras tendus de l'arbre, je cadre;  fenêtre ouverte sur cet écart:
Ce jardin en danse, ondulations des reins  du vent et de son gré
Explosion écarlate, cris de la nature, échos sur les courbes en remparts
J'immortalise ces caresses, souvenirs matinaux, les yeux émerveillés
De cette vision d'un tiers, magie des nombres et beauté des arts
Votre jardin cambré, offre aux passants ce spectacle coloré.


Vaudelaire 
Poète des pauvres et pôvre pouète