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mardi 12 mars 2019

Dunes de sable

Sur le désert de mon chemin
Je trace les courbes de nos souvenirs
Où la lumière en sable fin
Ensevelie mes désirs
Vient dans le creux de ces reins
Vient y prendre plaisir
Notre plage sera sans fin
Ta peau ne voudra plus partir
Crédit photo : © 2019 BoudoirReverie.com



mardi 5 février 2019

(In)Certitude

Dans l’écueil de la solitude
Tu effeuilles mes certitudes
Comme nos corps jadis
Dévêtus de leur turpitude

Les murs font sombres échos
Des murmures jadis si beaux
Ces accords de nos corps
Dévêtus de leur cachot

Se meurt de lassitude la nuit
Des échos que je fuis
Un jour certitude, pour toujours oublie

Se dévêtit à son tour la vie


lundi 4 février 2019

Vagues sensations

Elle sent couler le fruit de sa passion
Le long de ses doux vallons
La vallée des cascades au parfums boisée
Sauvage et rustre comme ses déviations

Humide de cette imprévue inhibition
Courant de ses hanches à sa raison
Son abandon en vagues déraisonnées
Souffrirait d’atteindre sa culmination

De cette nuit de toutes les moissons
Dévorée sans retenu dans cette liaison
Perdu sans attache, sans quai
Elle sent ses cuisses en tisons

Son fragile esprit en oscillations
Au gré des vagues d’humides sensations 
De tout son être courbé et enflammé
Elle fleurit à la proue de son moussaillon 

Charnelle fusion de corps qu’ils sont
Leur souffle, ce vent d’oraison
Haletant mais d’amour miellé

Elle, Il, d’ailes à l’Île, s’envolent à l’horizon



lundi 14 janvier 2019

Maille de mots

Crédit photo : Alexine Quinn http://www.alexinequinn.com
Bloggeuse sexy et érotique bloggeuse

Rature sur les mots
Intrus sur la peau
Ligne directrice
Direction clitoris
Maille à partir
Sous une main de désir
Filet sans saut
Vide dans la peau
Je vois ombres
J’attend décombres
L’iris en eau
J’hérisse toujours plus haut




jeudi 6 septembre 2018

Hautes rives

La lumière de tes désirs, telle le phare, m'appelle du large vers le creux de tes rives

S'entrechoquants sur tes paroles, nos corps inondés se fondent, ivres


Les vagues blanches de l'amer abreuvent l'éphémère; cette oraison nous délivre


Je piétine le sein de mots sans parole au rythme des ondées que tu livres


Libérons-nous des conventions, affranchissons-nous des discussions, soyons licencieusement libre.


© Benoit Champagne photographe


mercredi 21 mars 2018

Électron libre

Il me targue de vivre 
Je tangue dans les eaux du jour
Électron libre dans le vide humain 
Je plume l’émoi d’encre d’ennui

Il me targue de vivre
Dans cette langue aux mots de jour 
Électron libre sans chemin
J’écume les mères que je lit

Il me targue de vivre
Cette lente eau sans jour
Électron libre filant les demains 
Que je fûmes l’encens de nuit

Il me targue de vivre 
Sans Exsangues maux de jour
Électron libre jusqu’à la fin

Posthume, je serai d’oublie 


mardi 27 février 2018

Rose des vents

Dans le coeur de l’ange
Se cache la larme de la mer
De son sourire de louanges
Coule le désir aux oublies amers

Une goutte salée dans l’immensité vert
Brillant diamant aux couleurs pastels
Couvrant de son sourire Rose l’hiver
Fraicheur délicate comme des ailes

Une étoile scintillante dans nos firmaments
Filante de chaude et brillante lumière
Étalant sa douce beauté sur les gens
Forte de ses amitiés sincères

De ces humbles mots d’anniversaire
Ce jour qui joint le merveilleux destin
Que se dresse cette joie légère
Grandeur d’âme aux talentueux desseins

Que ce jour nuit soit de fêtes
Que ses ombres révèlent des lumières
Que sa douceur soir fleur Rose d’être
Que les demains s’augmentent des hiers



mercredi 7 février 2018

Neige de nuit

Perdu dans le vent de l’ennuie
Au passé diffus de nuits
Ce rêve interrompu
Peine au sang déchu
Au matin enneigé
De notre chemin effacé
Balayées congères
D’une main de revers
Je n'oublie que la feuille
De cette saison de deuil
Sous la neige blanche
De tes mémorables hanches


dimanche 21 janvier 2018

Océan de rêve


Chapitre 2 -

Elle fut soumise, au bon gré de cet homme qui lui semblait être un chêne. Mais réalisant finalement qu’il était ce bouleau, pliant aux saisons de ses propres passions, elle découvrait le vrai pouvoir qu’elle avait sur son écorce, de loin moins épaisse qu’anticipé. Allait-elle pouvoir vivre les saisons qu’elle attendait depuis le début de leur jeu ? Abandonnée dans l’attente, interdite d’expression, la flamme qui brûle ses reins et son ventre, expressions des désirs cachés comme un trésor de pirate, dont la map égarée ne serait retrouvée qu’avec patience et longues traversées.

Elle était la feuille d’automne écarlate et flottante de légèreté avant d’être figée en un annoncé hiver qui semble toujours trop long. Cette saison qui sera une traversée de la vie, un désert en mouvance comme des eaux glaciales qui roulent sous le désir renfermé entre deux coups de pagaye pour progresser sur les moutons posés en autant de défis. Elle frémit à la simple idée de fléchir sur le chemin de la forêt ainsi allongée. Que ce duvet offert, lui soit réconfort apaisant ses attentes. Ces longs jours de noirceur. Ces longues heures sans secondes.

Sa robe rouge glissant lentement sur ses épaules de statures solides, malgré son apparence d’amazone délicate. Sa robe dévalant sur sa poitrine ainsi dévoilée: jeune nature au terreau fertile et offerte comme la Terre donne la vie. Elle sent la puissance de cette douceur sur la chaire. Elle le sait maintenant, oui, elle en a la certitude: il est soumis à elle. Il est sous son emprise. Sacrifice humain sur l’autel de la luxure libérée, des passions gonflées comme le montgolfière libéré de son ancrage, traçant le ciel comme une plume d’encre de sang, rouge de fous désirs. Rien, non rien, ne saurait lui être refusé. 


Son moindre souffle alimente les mouvements de celui qu’elle dirige comme une marionnette. Elle sent sa puissante envie décrire le chemin où tout chevalier s’inclinerait humblement dans l’abandon de la servitude. Mais même un abandon peut s’avérer fougueux; comme ces lèvres, si douces et si attentionnées aux moindres de ses frissons. Ces rives aux précipices où elle se laisserait flotter dans un vide tourbillonnant. Elles goûtent cette soie tissée de plaisir et d’envie. Cette chaleur tropicale au toucher, laisse une trace qui transporte l’imaginaire vers des contrés sauvages et inconnues. Jamais ce désir de le découvrir, cette aventure souffrante de bien-être, et ce qu’il saura imprimer sur son corps, sur ses pores, son esprit matinal qui survivra à cette nuit volcanique, n’avait pu être pressentie de manière si langoureuse. 


Glissant sur sa poitrine, ces lèvres cachent une amoureuse: une ballerine qui execute une danse avec ces lèvres pour saisir et sculpter ses seins. Incapable de retenir ses soubresauts, les frissons parcourant son échine jusqu’à ses reins. Cambrant malgré elle son dos, sous la terrible douceur submergeant ses mamelons durcies de plaisir. Sa bouche fait l’amour à ses seins comme deux êtres en parfaite communion, synchronisant cette danse avec le rythme de leurs battements de coeur, comme un choeur parfaitement harmonisé. 


Ces mains d’une ferveur peu commune, assurées mais délicieusement délicates, ouvrent la voie au son de sa propre voix, comme si l’un chantait l’autre. Mais lequel insuffle ce chant à l’autre ? Elle est incapable de le nommer. Simplement que la compréhension de chacun est fusionnelle et spontanée. Ces caresses parcourant tout son corps, découvrant le moindre frisson, traçant le trajet de leur amour et l’aboutissement d’une oeuvre majestueuse en préparation. Suivent, tels de fidèles compagnons, les mains se font éclaireurs à cette bouche, ces baisers, cette langue qui n’a de cesse de déguster cette peau de soie, cette peau de soir, cette peau des trop nombreuses fois oubliées. Les draps s’enroulant dans sa poigne, imposée par les chocs électriques parcourant son corps, alors que cet arbre descend son ventre, son nombril, centre des appels suppliants à plus, toujours plus, encore plus enlevant. Ces baisers découvrent la peau tendre de ses cuisses humides d’envie, alors que son sexe en pleine inflammation d’envie, se gonfle de l’attente souffrante du toucher. L’ultime moment approche. Elle le sent, elle le souhaite, elle le veut.

Alors que son terrain de plaisirs est légèrement effleuré par des doigts délicats, parcourant les rives enflammées de son antre, frottant d’amour les contours, ajoutant des baisers chauds,  sur cette peau fragile, mince et tremblante de ses cuisses, elle rêve l'abandon. Doucement, les touchés glissent sur ses lèvres enflammées et humides alors que son corps se cambre de se sentir ainsi ravis à la terre comme la feuille écarlate capturée par un vent tourbillonnant. Ses sens ne trouvent plus la gravité, en suspension entre 2 éternelles secondes; corps libre dans un vide sidéral à la fois rempli d’astres célestes lui illuminant la noirceur trop longtemps couchée en elle. 

Son bouton d’or aimé et cajolé comme un lingot en fusion, se gonfle sous ces touchers habiles et attentifs à ses moindres paroles corporelles.  Car oui, son corps hurle d’un plaisir qu’elle ne peut camoufler plus longtemps. Et à l’unison, ses mouvements se joignent aux baisers progressant le long de son antre pour sucer ce bouton, l’embrasser d’une langue chaude, douce, humide et avec la fermeté tout juste souhaitée; l’embrasée en une passion telle une forêt tropicale se déversant sur son sexe. 

Surprise, elle sens se glisser en elle, en éclaireur, ce visiteur venu presser son point de cascade, ce point qu’elle sent se durcir, se gonfler alors qu’une langue s’affaire à caresser l’extrémité externe ouvrant les vannes de cette humidité à peine contenue. Les frissons deviennent saccadés comme son souffle. Emportée. Vibrante. Possédée. 

Elle explose sous ces baisers s’abreuvant de son plaisir, de son volcan libéré, sa cascade tropicale telle une fontaine à la brunante des jours inoubliables, ce torrent dévalant les monts de l’Olympe. Sa jouissance fut d’une telle puissance que tous deux en garderont des souvenirs imperméables.  Allongés, côte à côte, avec comme couverture que leur seul bien-être, nu des aléas du jour, des saisons qui se suivent inlassablement, ils ne font qu’un jusqu’à ce que la Lune s’incline devant l’astre du jour. 

Sentant la caresse des rayons matinaux, elle se réveille, sortie de ce rêve qu’elle aurait cru vivre, qu’elle aurait voulu vivre. Elle reprend son souffle pour continuer son voyage, son canot de vie traversant les océans inconnus. 

Un moka à la main, elle embrasse le ciel sur son chemin quotidien. Mais où est-il, ce doux océan ? Où es-tu ?  


Crédit photo : © 2014 Benoit Champagne 



vendredi 12 janvier 2018

Maestro

Les notes résonnent par ce corp conduisant son orchestre de pas délicats et mains de maître. Do au Sol, majeur qu'il Mi.

La musique engendrant l'amour comme la passion ou soulevant les haines du monde. Cette musique qui enivre et porte.

Parmi les silences, ces harmonies des pauses entre les portés, celles du logis sont les plus souffrantes d'absence.

Dans l'écho des chants emportés, dirigé d'avenir au vent des trombones, les doigts pianotent leur harmonie. Cette musique qui enivre et s'emporte.





jeudi 11 janvier 2018

Dessert Oasis

Bestowed the welcoming fruit of ecstasy
Mes pas marchant les dunes d’Oasis imprécis

Dessinée sur fond d’une lumineuse glace
Champagne joyfully sparkling on ice

Drawn be thee to this glancing dream
Chaque pas me coute et m’infirme

Mon impuissante et subjuguée immobilité
Sees the whispering death of day

I feel the irresistible transe of possession
M’envahir comme une céleste oraison

Cheveux de feu, embrasant mon sang
Elegantly disclosing its sultry fragrant

Jewel of the neck Nil's hypnotizing faith
Jamais n’étanchera cette licencieuse faim

Les pas indignes soumis à la grâce curviligne
Bowing to the silver becoming

Our delightful dancing hence saith

Jamais l’exaltation ne sombrera désuète 

Inspiration : © Gabriella Laurence


Fruit of an Angel

When I see your lips, the gentle breeze over a delicate fruit
My body shivers with all sense acute
Bodies tied, heart twined, soul merged

Whence I hear the sultry chant, beating our rythmes
Oscillating in bliss under celestial rimes
Window without curtain, bathing nite light

While a touch of our heart, a glimpse of morning taste
No cover, no cold, drenched without haste
Blessing rays, ties that bound, slumbering

Will I see the day where the rising of the flower
Grabs my thirst and absorbs my desires?
Never shall I feel your wet passion

©Gabriella Laurence
Inspiration : Gabriella Laurence pictorial



jeudi 21 décembre 2017

Amants de la rivière

Sur l'hôtel de la nature
S’y goûtent les feuilles de ton plaisir
Où se pointent les seins du désir 

Ta peau de porcelaine, lumière nocturne
Joyaux de la mer comme des îles 
Encore vierge des tempêtes ivres

Ces monts d’ensorcellements
Aux ondulations de corps, sont bouées dansantes
Comme, sous ton chant, les vagues haletantes

Cascade de moults diamants effleurants
De feu et glace se deshabille la rivière
Pour chaleureux amants, en frisson d’hiver

De touchers, moites sont les entrailles 
Où, leurs ailes, ouvrent les feuilles 
Pour voler par-delà les 7 merveilles 



vendredi 1 décembre 2017

Manteau de saison

Comme une saison qui abrite le nid des âmes
La plume est inspirée par la vague du large
Vêtu de l'espoir du beau qui se meut en vagues
Nous écoutons son chant dans ses coquillages
Son manteau de verbes aux chants silencieux
Insufle chaleur dans le glacier de l'odieux
Merveilleuse plume aux pas délicats
Dessins d'encre aux formes que l'amour sculpta.



"Inspiré par ces quelques vers écris par une jeune femme à la grande sensibilité :"

 Marie-Belle POÈTE


dimanche 13 août 2017

Wasteland


Reading the words of past
Your present thrown in thy face
My eyes filled with tears of dust
Striving in this ocean of sand

Without sail, the horizon fast
The wind of time turns its face
Looking astray, my shore’s a dust
From an afar life it bans

Feeling the void you cast
That shroud without cloud I face
A glimpse of light, soon turned to dust
That red knife in your hand

Once, one we were as
Twin suns, warmth in our embrace
Now looking like deserts of dust
Eclipse of the Moon, I strand

The shadows of time past
A window on an empty space
Gazing the wind and never-ending dust
Lost in an ocean of quicksand 

Will the sunrise be one day colorfast
The meeting of life printed on our faces
Shimmering eyes free of dust
Walking heart and mind we understand ?

Walking the road hand in hand
Walking life and friendship on land
Walking away from wasteland
Walking as dancing music land


Walking, dancing, looking … living.


mercredi 21 juin 2017

Émoi

Je suis quoi
Pour que sur moi
Cette femme croit
En mon croissant et moi

Jolie d’et moi
Uni sous lit toit
En elle je crois

Ensemble sans être à soi

Poète des pauvres et pôvre pouète

lundi 24 avril 2017

Pépin d'avenir

Ton pépin qui rassemble tout mon amour
      Toi, graine de vie
Croissance et miracle d'une saison qui court
      Toi, essence de ma vie
Ton chant en mon sein qui fait le troubadour
      Toi, musique de l'avenir
Je t'attend comme la semence de notre arbre
Cette forêt de bourgeons qui sabrent
La médiocrité de ses balafres

Semons les racines du temps
     Toi, et moi, ta maman.


À une amie ...

Poète des pauvres et pôvre pouète

lundi 3 avril 2017

La rampe

Le coeur montant
L’étage des amours
Mon regard pendant
Au soleil autour

Crédit : PiperBlush 2017
http://ThePiperBlushExperiement.com
Je rêve au satin
De sa peau dévoilée
M’y perdre sans fin
Ce nous envolé

Je rêve du bonheur
De ces pures courbes
Sens éveillés pour dévoiler
La beauté de ces petits-fours

Vaudelaire - poète des pauvres et pôvre pouète
Merci infiniment à la très gentille et jolie PiperBlush pour l'autorisation d'utiliser son image. 

mardi 7 février 2017

Doigté de Plume

Douceur de plume Touchés que nous fûmes Aux rondeurs sous notre regard Fesses d’amour sans égard Matinales rondeurs blanches Cette neige sur nos franges Dans le silence rouge Fesses de carouge Baisées de fleur Courbes sans peur Pénétrées de repos Fesses d’enivrante peau Vierges horizons, passions Mains d’invitation Douceurs matinales Baisées Fesses nues aimées

RALPH GIBSON LEDA, 1974

© Camear Work/Ralph Gibson

Vaudelaire - poète des pauvres et pôvre pouète

lundi 23 janvier 2017

Réveil divers

Elle court derrière son vent
Son réveil toujours devant
Foulard en écharpe
Flottant telle une cap

Escarpins fuyants
Aux couleurs satins
Elle tend le jour
De ses plus beaux atours

Le dansant sourire
Pour éviter le pire:
Du café, le farfadet
S’en joue, tout à fait

De glace son éveil se fait
Malgré ses chaleureux attraits
De rouge elle habille
La toile fébrile

Vaudelaire - poète des pauvres et pôvre pouète